La compétition géopolitique s’intensifie dans l’Arctique, et plus particulièrement autour du Groenland. Les services de renseignement danois mettent en garde contre une utilisation croissante de l’arme économique et technologique par les États-Unis, y compris envers leurs alliés, et soulignent une menace d’espionnage accrue sur le territoire danois.
Selon un rapport annuel publié cette semaine et rapporté par Le Guardian le samedi 13 décembre 2025, l’intérêt grandissant des États-Unis pour le Groenland est perçu comme une source de préoccupation majeure pour la sécurité nationale américaine. Le Groenland, territoire autonome du Danemark, suscite les convoitises en raison de ses importantes ressources naturelles : or, cuivre, zinc, nickel, graphite, uranium, et notamment des terres rares comme le néodyme, essentiel à la fabrication d’aimants industriels et de systèmes de guidage.
« Cette attention accrue renforce la menace d’espionnage, y compris le cyberespionnage, et les tentatives d’influence sur l’ensemble du territoire du royaume du Danemark », indiquent les services danois. Cette situation s’inscrit dans un contexte de rivalité croissante entre les États-Unis, la Russie et la Chine, qui se manifeste de plus en plus dans la région arctique, devenue stratégique en raison de sa position géographique et de la richesse de son sous-sol.
La pression américaine ne se limite pas au Groenland et au Danemark. Début décembre, les États-Unis ont publié une « stratégie de sécurité nationale », préfacée par Donald Trump, dans laquelle ils avertissent que l’Europe risque un « effacement civilisationnel » dans les deux prochaines décennies en raison des migrations et de l’intégration européenne.
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