Publié le 17 janvier 2024 22h35. L’établissement crans-montanais « Le Constellation », prisé lors des fêtes de fin d’année, est au cœur d’une enquête révélant des dettes importantes de ses propriétaires et des zones d’ombre sur l’origine de certains fonds.
- Pour s’offrir une table au « Constellation » le soir du Nouvel An, les clients devaient débourser jusqu’à 1 000 francs suisses.
- Le couple d’aubergistes, Jacques et Jessica Moretti, est endetté à hauteur de plus de 4 millions de francs suisses.
- Jacques Moretti a déjà été condamné à plusieurs reprises, notamment pour proxénétisme, bien qu’un lien avec la mafia corse n’ait pu être établi à ce jour.
Une enquête approfondie menée par Le Temps lève le voile sur les finances du couple Moretti, propriétaires du bar « Le Constellation » à Crans-Montana. L’article, publié samedi et repris par le Westschweizer Zeitung, démystifie l’idée que les Moretti ont acquis leurs biens immobiliers et restaurants sans recourir à l’emprunt.
En 2022, lors du rachat du « Constellation », Jacques et Jessica Moretti ont contracté un prêt hypothécaire de 1,1 million de francs suisses (environ 1,15 million d’euros) auprès de la Banque Cantonale Valaisanne, selon les documents d’enquête consultés par Le Temps. Au total, les dettes du couple s’élèvent désormais à plus de 4 millions de francs suisses.
L’origine des fonds utilisés par Jacques Moretti pour rénover le bar en 2015, pour un montant estimé entre 300 000 et 500 000 francs suisses, reste un point obscur. Depuis, « Le Constellation » génère un bénéfice annuel pouvant atteindre 100 000 francs suisses. Le restaurant de burgers « Senso », acquis par les Moretti en 2020, affiche quant à lui des profits annuels compris entre 100 000 et 200 000 francs suisses.
L’enquête révèle également que Jacques Moretti a un passé judiciaire. Avant de s’installer à Crans-Montana, il a été condamné à plusieurs reprises, notamment pour proxénétisme. Si un lien direct avec la mafia corse n’a pas pu être prouvé, Le Temps a découvert que l’aubergiste a eu des démêlés avec la justice non seulement en France, mais également en Suisse. En 2016, il a écopé d’une amende de 1 000 francs suisses pour avoir employé des travailleurs sans papiers et commis des fraudes envers la sécurité sociale.
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