L’administration américaine actuelle s’apprête à démanteler les réglementations mises en place par l’administration Biden en matière de véhicules électriques, au nom de la liberté de choix des consommateurs et de la volonté de maîtriser les prix de l’automobile. Une tournée dans le Midwest, centrée sur l’industrie automobile, a servi de point de départ à cette offensive.
Le secrétaire américain aux Transports, Sean Duffy, a annoncé cette initiative lors d’une visite d’une usine Jeep dans l’Ohio, affirmant que son administration cherche à revenir sur des réglementations qu’il juge « illégales et inaccessibles » en matière de normes d’économie de carburant. Il a précisé que la nouvelle norme d’économie de carburant, fixée à 35 miles par gallon (environ 14,9 litres aux 100 km), devrait permettre de réduire les prix et d’offrir aux constructeurs automobiles la possibilité de proposer des produits correspondant aux attentes des Américains.
« Je ne veux pas que le gouvernement nous dicte le type de voitures que nous construisons », a déclaré Duffy. « Je veux la liberté d’innover et que ce soient les demandes des consommateurs qui déterminent les types de voitures produites. » Il a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une « guerre contre les véhicules électriques », soulignant que ceux qui apprécient ces véhicules devraient pouvoir les acheter, mais sans que l’État n’encourage leur acquisition au détriment des moteurs à combustion interne, toujours privilégiés par la majorité des acheteurs.
Cette démarche s’inscrit dans la continuité d’une politique initiée l’année dernière avec la signature d’une loi supprimant un crédit d’impôt de 7 500 $ (environ 6 500 €) pour l’achat de véhicules électriques et l’annulation des règles californiennes en matière de véhicules propres. Lee Zeldin, directeur de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), a souligné que le gouvernement « ne devrait pas forcer, exiger, imposer que le marché aille dans une direction autre que celle exigée par le consommateur américain ».
Par ailleurs, l’administration a dévoilé une nouvelle initiative visant à annuler les réglementations fédérales, notamment les pénalités imposées aux constructeurs automobiles ne respectant pas les normes d’efficacité énergétique fixées par l’administration Biden. Jamieson Greer, représentant américain au commerce, a fait valoir que les droits de douane élevés sur les véhicules importés n’ont pas eu d’impact significatif sur les prix pour les consommateurs, malgré une augmentation du prix moyen des voitures neuves, qui a atteint un record de 50 326 $ (environ 46 500 €).
Selon le cabinet d’études Cox Automotive, les ventes de véhicules aux États-Unis ont augmenté de 2,4 % malgré ces droits de douane, les consommateurs se tournant davantage vers les SUV et les camions, au détriment des options plus économiques.
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