Home MondeLes Russes ont le dessus, mais l’Ukraine a Azov

Les Russes ont le dessus, mais l’Ukraine a Azov

by Clara Dubois

Publié le 8 novembre 2024 14h35. L’entreprise suisse de négoce de matières premières énergétiques, Gunvor, a renoncé à son offre d’acquisition des actifs étrangers de la compagnie pétrolière russe Loukoïl, suite à une désapprobation explicite de l’administration américaine qui la considère comme un instrument du Kremlin.

  • Gunvor a retiré son offre d’acquisition des actifs étrangers de Loukoïl.
  • Le département du Trésor américain a qualifié Gunvor de « marionnette du Kremlin » et s’oppose à l’opération.
  • Cette décision souligne la volonté des États-Unis d’isoler financièrement la Russie et de limiter ses revenus liés à la guerre en Ukraine.

Washington a exprimé son opposition à cette opération, qui aurait constitué la plus importante de l’histoire de Gunvor. Le département du Trésor américain a publié un communiqué sur la plateforme X (anciennement Twitter) rappelant que l’ancien président Donald Trump avait « clairement indiqué que la guerre devait cesser immédiatement ».

« Tant que Vladimir Poutine continuera ses meurtres insensés, la marionnette du Kremlin, Gunvor, ne recevra jamais de licence pour opérer et réaliser des profits. »

Département du Trésor américain

Seth Pietras, directeur des affaires publiques de Gunvor, a réagi en affirmant que cette déclaration reposait sur des informations fondamentalement inexactes et ne reflétait pas la réalité. Malgré cela, l’entreprise a confirmé le retrait de son offre d’acquisition des actifs de Loukoïl à l’étranger.

L’avis du département du Trésor américain est crucial car il est chargé de délivrer les licences et d’accorder des dérogations aux sanctions. En octobre dernier, Washington avait déjà imposé des sanctions à Loukoïl, la deuxième plus grande compagnie pétrolière russe.

Suite à ces sanctions, Loukoïl avait annoncé avoir accepté l’offre de Gunvor de racheter ses actifs étrangers, comprenant des raffineries en Europe, des participations dans des gisements pétroliers au Kazakhstan, en Ouzbékistan, en Irak et au Mexique, ainsi que des centaines de stations-service à travers le monde.

Cependant, des économistes avaient déjà mis en doute la faisabilité de cette acquisition massive, estimant que le montant de l’opération dépassait les capacités d’emprunt de Gunvor, et ce, avant même le retrait de l’offre.

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