Publié le 30 décembre 2025 à 12h30. Alors que le tourisme de masse atteint des niveaux record, les comportements irrespectueux et les incidents en tout genre se multiplient à travers le monde, poussant à une réflexion sur la responsabilité des voyageurs.
- Le surtourisme exacerbe les tensions avec les populations locales, entraînant des manifestations et des mesures de protestation.
- Les réseaux sociaux alimentent des tendances dangereuses et irresponsables, privilégiant l’apparence à la sécurité.
- Les incivilités, allant du vandalisme à la consommation de substances illicites, nuisent à l’image des touristes et perturbent la vie quotidienne.
Le constat est sans appel : l’augmentation exponentielle du nombre de voyageurs – près de cinq milliards de personnes devraient prendre l’avion en 2025, un chiffre record – ne rime pas toujours avec un comportement exemplaire. Si la majorité des touristes contribuent positivement aux économies locales, une minorité grandissante se rend coupable d’actes répréhensibles, suscitant l’indignation et la colère des habitants.
Cette année a été marquée par une série d’incidents révélateurs. En Europe, des villes comme Barcelone, Palma de Majorque et Venise ont été le théâtre de manifestations contre le tourisme de masse, les manifestants n’hésitant pas à utiliser des jets d’eau pour exprimer leur mécontentement. Les protestations se sont intensifiées en Espagne et en Italie, témoignant d’une saturation des infrastructures et d’une dégradation de la qualité de vie. En Asie, Bali, Kyoto et Phuket ont également été confrontées à des problèmes similaires, avec des rues surpeuplées et des comportements inappropriés de la part de certains visiteurs. Ces dérives mettent en péril l’équilibre fragile des communautés locales.
L’Amérique du Sud n’a pas été épargnée. Les protestations contre les concessions de transport ont bloqué l’accès à Machu Picchu, tandis qu’au Nigéria, la pression économique et l’appât du gain menaçaient l’ambiance festive du « Detty December », un événement annuel qui attire de nombreux membres de la diaspora.
Les Américains voyageant à l’étranger ont également été scrutés de près. Des questions sur leurs opinions politiques, notamment leur soutien à l’ancien président Trump, ont été fréquemment posées par les habitants. Certains touristes américains ont même eu recours à la supercherie, se faisant passer pour des Canadiens pour éviter les tensions. Ce « flag-jacking » a suscité l’indignation des Canadiens. L’isolement n’a pas non plus protégé les populations autochtones : un Américain a été arrêté après avoir tenté de contacter les Sentinelles du Nord, l’une des tribus les plus isolées au monde. Cet acte illégal a mis en danger la survie de cette communauté vulnérable.
Parallèlement, les réseaux sociaux ont été le théâtre de tendances dangereuses et irresponsables. La « théorie de l’aéroport », qui encourageait les voyageurs à traverser le terminal le plus rapidement possible, a mis en péril leur sécurité. Des vidéos de danses improvisées dans les aéroports et des « astuces de voyage » TikTok encourageant des comportements dangereux ont également fait surface. Ces défis en ligne ont souvent eu des conséquences néfastes. En Italie, un influenceur TikTok a incité ses deux millions d’abonnés à se rendre dans une station de ski, provoquant des embouteillages et des perturbations. Les agriculteurs locaux ont même installé des tourniquets pour contrôler l’accès aux sites prisés par les touristes.
Les incivilités et les comportements inappropriés ont également été légion. À Dublin et Vérone, le tâtonnement des statues est resté une pratique courante, endommageant le patrimoine artistique. Des amendes ont été infligées aux visiteurs « à moitié nus » dans certaines stations balnéaires françaises. La Thaïlande a renforcé sa législation sur le cannabis après la « ruée verte » qui a suivi sa décriminalisation. Et un nouveau terme, les « coups à nu », a été inventé pour désigner les personnes écoutant de la musique à un volume excessif sans écouteurs. Un homme a même été condamné à une amende pour avoir utilisé le haut-parleur de son téléphone dans un train.
Enfin, des actes de vandalisme et de vol ont été commis dans plusieurs pays. Des touristes ont endommagé des œuvres d’art en Italie, volé des pavés à Bruges et dérobé une base de colonne romaine. Des incidents graves ont également été signalés à bord des avions, avec des passagers qui ont ouvert des portes de secours, mordu des agents de bord et avalé des chapelets. Un pilote a même oublié son passeport, obligeant son avion à faire demi-tour.
Ces incidents, parmi tant d’autres, soulignent la nécessité d’une prise de conscience collective et d’un changement de comportement. Il est impératif que les voyageurs adoptent une attitude respectueuse envers les cultures locales, l’environnement et les autres personnes, afin de préserver la beauté et l’authenticité des destinations qu’ils visitent.
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