Home DivertissementLes vraies sorcières aiment-elles les films « Wicked » ? : RADIO NATIONALE PUBLIQUE

Les vraies sorcières aiment-elles les films « Wicked » ? : RADIO NATIONALE PUBLIQUE

by Antoine Girard

Publié le 18 novembre 2025 à 14h55. Le second volet de l’adaptation cinématographique de la comédie musicale Wicked, Wicked : Pour de bon, sort ce week-end et suscite l’enthousiasme, non seulement du public, mais aussi d’une communauté inattendue : les sorcières modernes.

  • Wicked : Pour de bon devrait connaître un succès similaire au premier opus, qui a déjà engrangé des recettes considérables.
  • Les pratiquantes de la sorcellerie voient dans le film une représentation positive et humanisée de la figure de la sorcière.
  • Si elles apprécient la popularisation de leur univers, certaines sorcières s’inquiètent de la commercialisation croissante de la sorcellerie.

Depuis la publication du roman original de Gregory Maguire en 1995, l’histoire de la méchante sorcière de l’Ouest a connu un succès retentissant, d’abord sur scène avec la comédie musicale de Broadway, puis au cinéma avec le premier volet de l’adaptation cinématographique. Wicked : Pour de bon s’annonce comme un nouveau chapitre de ce succès, avec des prévisions de recettes prometteuses.

Mais au-delà des chiffres, le film résonne particulièrement auprès de celles qui se considèrent comme des sorcières. Tiffany Walker, propriétaire d’une boutique ésotérique appelée Moonlit Mystic à Wayne, dans le Michigan, et organisatrice d’un festival annuel sur le thème de l’occultisme appelé Witches Be Witchin, se décrit comme une sorcière éclectique. Elle explique que les sorcières contemporaines puisent leur inspiration dans diverses traditions et croyances ancestrales.

« Oh mon Dieu, j’adore Wicked ! »

Tiffany Walker, propriétaire de Moonlit Mystic

Son amie, Mama Rainbow, qui enseigne l’art du limpiamiento – un rituel de purification spirituelle mexicain – sur sa chaîne YouTube (AMeaningfulDream), partage cet enthousiasme. Elle portait une robe blanche et des bijoux aux couleurs de l’arc-en-ciel.

« J’aime la façon dont ils ont humanisé Elphaba et Galinda pour montrer que les sorcières ne sont que des gens ordinaires. Je pense qu’on nous a appris qu’une sorcière n’est pas normale, mais je pense que nous le sommes tous. »

Mama Rainbow, enseignante et praticienne

Heather Greene, auteure de Lights, Camera, Witchcraft, une étude sur la représentation des sorcières au cinéma et à la télévision, souligne que le film offre une réhabilitation de la figure de la méchante sorcière.

« Elphaba rachète la figure de la méchante sorcière d’une manière très satisfaisante pour les sorcières pratiquantes. Et elle n’est qu’une icône de la sorcière, donc d’une manière générale, la communauté de la sorcellerie l’adore. »

Heather Greene, auteure de Lights, Camera, Witchcraft

Cependant, Juju Bae, une prêtresse d’Oshun pratiquant le hoodoo, exprime quelques inquiétudes quant à la commercialisation de la sorcellerie, un phénomène qui s’est intensifié ces dernières années, comme en témoigne la possibilité d’acheter des cartes de tarot chez Walmart (ici) ou des sorts sur Etsy (ici), comme le soulignait un article et un podcast du Wall Street Journal (L’économie des sorcières est en plein essor).

Malgré ces réserves, l’attente est palpable au sein de la communauté des sorcières, qui se prépare à célébrer la sortie de Wicked : Pour de bon avec enthousiasme et une pointe de magie.

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