Publié le 11 novembre 2025 08h11:00. Les Wallabies, l’équipe australienne de rugby, sont au bord d’une tournée européenne désastreuse, menacée d’une première défaite sans victoire sur le Vieux Continent depuis 1958, tandis que la blessure de Will Skelton vient compliquer davantage les choses.
- L’Australie risque de subir une série de quatre défaites consécutives en Europe, un scénario inédit depuis 1958.
- Le pilier Will Skelton est forfait pour les deux derniers tests de la tournée en raison d’une blessure à la cheville contractée en club.
- James O’Connor rejoint l’équipe à Dublin pour pallier l’absence de Carter Gordon, également blessé.
La tournée européenne des Wallabies tourne au cauchemar. Après des défaites face à l’Angleterre et à l’Italie, l’équipe de Joe Schmidt doit impérativement remporter l’un de ses deux derniers matchs, contre l’Irlande samedi ou la France le week-end suivant, pour éviter une humiliation historique. L’enjeu est de taille : devenir la première équipe australienne depuis 1958 à concéder quatre défaites de suite sur le sol européen.
Le coup dur de la blessure de Will Skelton, pilier de 2,03 m pour 145 kg, ne fait qu’aggraver la situation. Le joueur s’est blessé à la cheville lors d’un match de Top 14 avec La Rochelle le week-end dernier et ne sera pas disponible pour les deux derniers tests de la tournée de printemps.
L’infirmerie s’agrandit également avec l’absence de Carter Gordon, contraint de déclarer forfait en raison d’une blessure au quadriceps contractée lors de la défaite face à l’Italie (26-19) à Udine. Pour le remplacer, le vétéran James O’Connor a rejoint l’équipe à Dublin.
Malgré ce contexte défavorable, les Wallabies affichent un optimisme prudent. L’attaquant Angus Bell insiste sur le fait que l’équipe a encore “de l’essence dans le réservoir”, même si Joe Schmidt a reconnu que son équipe était épuisée après un calendrier chargé.
« Nous avons certainement suffisamment d’essence dans le réservoir. Quand vous jouez pour les Wallabies, quand vous jouez pour votre pays, c’est un immense honneur, que vous l’ayez fait une ou 100 fois. »
Angus Bell, attaquant des Wallabies
En effet, l’Australie a disputé 15 tests cette année, un rythme effréné qui n’avait pas été atteint depuis 2016. Le programme comprenait notamment trois tests contre les Lions britanniques et irlandais, des rencontres consécutives en Afrique du Sud face aux champions du monde en titre, et des matchs retour contre les All Blacks.
L’Irlande devra composer sans Jamie Osborne, arrière blessé à l’épaule lors de la victoire contre le Japon (41-10) ce week-end. Les anciens ailiers des Brumbies, Mack Hansen (pied) et le centre Stuart McCloskey (adducteur), né à Canberra, ont rejoint le groupe irlandais. L’entraîneur Andy Farrell annoncera sa composition d’équipe jeudi, en prévision également d’un test contre l’Afrique du Sud le 22 novembre.
Les centres Garry Ringrose et Josh van der Flier, tous deux joueurs du Leinster, espèrent également prouver leur forme physique après avoir ressenti des tensions aux ischio-jambiers lors du match contre le Japon.
Cette situation difficile contraste fortement avec l’année précédente, où l’équipe de Schmidt avait réussi à battre l’Angleterre et le Pays de Galles, se plaçant ainsi sur la voie d’une première tournée du Grand Chelem invaincue depuis 1984.
Les joueurs australiens ont analysé en profondeur leur performance décevante contre l’Italie. Selon Angus Bell, il s’agit d’apprendre de ses erreurs et de progresser.
« Cette matinée a été vraiment difficile, mais il ne faut pas le prendre personnellement et simplement essayer de s’améliorer. Nous avons des conversations difficiles même lorsque nous gagnons. »
Angus Bell, attaquant des Wallabies
L’objectif reste clair : redresser la situation lors des deux prochaines semaines et sauver l’honneur des Wallabies sur le sol européen.
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