Publié le 30 novembre 2025 à 17h28. Le pape Léon a réaffirmé dimanche la nécessité d’un État palestinien pour résoudre le conflit israélo-palestinien, tout en soulignant son désir de jouer un rôle de médiateur entre les deux parties, lors d’une visite au Liban marquée par des tensions régionales.
- Le pape Léon estime qu’un État palestinien est la seule solution viable au conflit israélo-palestinien, malgré l’opposition actuelle d’Israël.
- Il a exprimé son souhait de servir de médiateur pour parvenir à une solution juste pour tous, tout en réitérant l’amitié du Vatican avec Israël.
- Sa visite au Liban intervient dans un contexte de tensions croissantes, notamment avec les frappes israéliennes et les échanges de tirs avec le Hezbollah.
Le pape Léon a insisté sur la nécessité d’un État palestinien lors d’une conférence de presse improvisée à bord de l’avion le ramenant de Turquie au Liban, marquant une intensification de ses critiques envers la politique israélienne à Gaza. Il a reconnu qu’Israël n’accepte pas actuellement cette solution, mais a maintenu qu’elle demeure, selon lui, la seule voie possible vers une paix durable.
« Nous savons tous qu’à l’heure actuelle, Israël n’accepte toujours pas cette solution, mais nous la considérons comme la seule solution. »
Pape Léon
Le chef de l’Église catholique, qui a succédé à son prédécesseur en mai, a également souligné son engagement à favoriser le dialogue et la réconciliation. Il a affirmé que le Vatican souhaite maintenir des relations amicales avec Israël et œuvrer en tant que force médiatrice pour aider les deux parties à trouver un terrain d’entente.
Cette prise de position intervient alors que le Premier ministre israélien, Binyamin Netanyahou, a réaffirmé son opposition à la création d’un État palestinien, même après que les États-Unis, son allié le plus proche, ont exprimé leur soutien à l’indépendance palestinienne.
Arrivé dimanche au Liban, le pape Léon a été accueilli par une foule enthousiaste, agitant des drapeaux libanais et vaticans. Il a rencontré le président Joseph Aoun et s’est exprimé devant un gouvernement étranger. Sa visite s’inscrit dans un contexte de fragilité régionale, le Liban étant régulièrement la cible de frappes aériennes israéliennes et étant confronté à une crise économique et politique profonde. Le pays accueille également un million de réfugiés syriens et palestiniens.
Les dirigeants libanais espèrent que la présence du pape Léon contribuera à apaiser les tensions et à promouvoir la paix dans la région. Randa Sahyoun, une Libanaise revenue au Qatar pour l’occasion, a déclaré :
« Nous voulons qu’il sème la paix dans le cœur des hommes politiques afin que nous puissions vivre une vie confortable au Liban. »
Randa Sahyoun, Libanaise vivant au Qatar
Le chef du Hezbollah, Naim Qassem, a exprimé l’espoir que la visite papale contribuerait à mettre fin aux attaques israéliennes. Des renforts de sécurité ont été déployés à l’aéroport de Beyrouth et le long du parcours du pape, notamment dans la banlieue sud de la capitale, un bastion du Hezbollah. Le pape Léon a quitté l’aéroport dans la papamobile sous une pluie battante, acclamé par la foule.
Le pape Léon restera au Liban jusqu’à mardi avant de retourner à Rome.
