Un regain d’optimisme anime les marchés des changes, porté par des signaux de ralentissement de l’économie américaine et des déclarations accommodantes de la Réserve fédérale. L’euro a progressé face au dollar, testant des niveaux de résistance clés, mais l’incertitude demeure quant à la pérennité de ce rebond.
Les remarques du président de la Fed, Jerome Powell, en début de semaine, ont joué un rôle déterminant dans ce mouvement. Il a mis en évidence des « risques baissiers » croissants pour le marché du travail américain, sans pour autant exclure la possibilité de nouvelles baisses de taux d’intérêt avant la fin du mois. « Dans ce marché du travail moins dynamique et quelque peu plus mou, les risques baissiers pour l’emploi semblent avoir augmenté », a-t-il déclaré lors d’un événement de la National Association for Business Economics.
Cette attitude plus conciliante a entraîné une baisse des rendements des bons du Trésor américain à court terme, atteignant leur plus bas niveau depuis plusieurs mois. La courbe des taux, notamment la partie sensible à la politique monétaire à deux ans, a particulièrement été affectée. Bien que l’évolution des rendements américains et des écarts de taux avec la zone euro n’aient pas toujours été corrélés avec la performance de l’EUR/USD, le rebond de la paire de devises depuis les déclarations de Powell est notable.
Sur le plan technique, l’EUR/USD a franchi une tendance baissière et teste actuellement une résistance à 1,1650. Si la paire parvient à dépasser ce seuil, une poursuite de la hausse vers 1,1750 pourrait être envisagée. À l’inverse, un repli en dessous de 1,1650 pourrait signaler une inversion de tendance et un retour vers le niveau de 1,1544.
Les indicateurs techniques, tels que le RSI (14) et le MACD, restent neutres, soulignant l’importance de l’évolution des prix à court terme pour déterminer la direction future. L’absence de données économiques majeures en Europe et la paralysie actuelle du gouvernement américain laissent entrevoir que les prochaines interventions de responsables de la Fed pourraient constituer le prochain catalyseur pour les marchés.
Le calendrier économique européen est relativement calme, avec la publication de la lecture finale de l’inflation de septembre, qui ne devrait pas apporter de surprises majeures. Les investisseurs se tourneront donc vers les déclarations des membres du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, dont la présidente Christine Lagarde, pour obtenir de nouvelles indications sur la politique monétaire.