Publié le 31 décembre 2025 09:43:00. Une avocate carolo, soupçonnée de s’être livrée à un détournement de fonds massif au détriment de personnes vulnérables, a vu sa peine de prison partiellement réduite en appel. L’affaire révèle un mode de vie luxueux financé par des fonds indûment perçus.
- La cour d’appel a confirmé la culpabilité de Sophie Labeye et sa condamnation à cinq ans de prison, mais a ramené la portion ferme à un an.
- Environ 1,7 million d’euros auraient été détournés au préjudice de 110 victimes, des personnes fragilisées financièrement ou médicalement.
- L’avocate a reconnu les faits, invoquant une incapacité à “faire marche arrière” et des difficultés conjugales comme facteurs de ses dépenses compulsives.
L’enquête avait débuté en juin 2018, suite à une perquisition au domicile et au cabinet de Sophie Labeye. L’avocate était alors accusée d’avoir abusé de sa position d’administratrice de biens pour détourner des sommes considérables. Elle était chargée de gérer les finances de personnes particulièrement vulnérables : individus en difficulté financière, personnes atteintes de problèmes de santé les empêchant de gérer leurs propres affaires, ou encore personnes sous tutelle.
Selon le ministère public, le préjudice total s’élève à près de 1,7 million d’euros (environ 1 500 000 dollars américains), touchant 110 victimes. L’argent détourné aurait permis à Sophie Labeye de financer un train de vie ostentatoire, marqué par de nombreux voyages, l’acquisition de vêtements de luxe, de bijoux et de sacs à main de créateurs.
Devant les tribunaux, l’avocate a admis sa culpabilité. Elle a expliqué avoir été incapable de stopper ses dépenses, affirmant que sa famille s’était habituée à un certain niveau de confort. Elle a également évoqué des problèmes conjugaux comme un facteur déclenchant de ses achats compulsifs.
« Je n’ai pas su faire marche arrière »,
Sophie Labeye, avocate
Si la déclaration de culpabilité a été maintenue en appel, la cour a toutefois assoupli la peine. La partie ferme de la condamnation a été réduite de deux à un an, le reste de la peine étant suspendu.
À ne pas manquer
