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L’exécution de Nidal Hasan sera diffusée en direct, selon le Pentagone

L'armée américaine s'apprête à exécuter Nidal Hasan par peloton d'exécution le 3 décembre 2026, après une approbation de Donald Trump.

L'exécution de Nidal Hasan sera diffusée en direct, selon le Pentagone

L’armée américaine s’apprête à exécuter Nidal Hasan par peloton d’exécution le 3 décembre 2026, après une approbation de Donald Trump. Cette exécution pour la fusillade de Fort Hood en 2009 sera la première de l’institution militaire depuis des décennies et sera diffusée en direct.

Le président des États-Unis, Donald Trump, a donné son accord pour que Nidal Hasan soit mis à mort par un peloton d’exécution de l’armée, selon l’annonce du porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, sur le réseau social X. La date de cette application a été fixée au 3 décembre 2026, marquant un tournant dans le système de justice militaire du pays.

Les détails de la fusillade de Fort Hood en 2009

Nidal Hasan était major et psychiatre au sein de l’armée américaine lorsqu’il a commis l’irréparable. Le 5 novembre 2009, cet Américain musulman d’origine palestinienne a ouvert le feu dans un centre médical de la base militaire de Fort Hood, située au Texas. Son acte a coûté la vie à 13 personnes, dont 12 soldats, et a fait des dizaines de blessés. L’enquête a établi qu’il cherchait à empêcher les militaires de participer aux conflits qu’il jugeait illégaux en Afghanistan et en Irak. Consolidant son profil de loup solitaire inspiré par le groupe djihadiste Al-Qaïda, il a été grièvement blessé par des tirs de la police lors de son arrestation, ce qui l’a laissé partiellement paralysé en fauteuil roulant. Un tribunal militaire l’a condamné à mort en 2013 après qu’il a choisi d’assurer lui-même sa défense sans appeler de témoins.

Durant le processus judiciaire, les audiences ont mis en lumière des contacts informatiques entretenus en ligne avec une figure présentée comme affiliée à Al-Qaïda, l’imam américain Anwar al-Awlaqi, qui fut par la suite abattu en 2011 au Yémen par une frappe menée par un drone américain. Le dossier de Nidal Hasan fait partie d’un groupe restreint de quatre détenus actuellement maintenus dans le couloir de la mort au sein de la justice militaire américaine.

Une première exécution militaire depuis 1961

Le recours à la justice militaire pour prononcer et exécuter une telle sentence est rarissime. La dernière exécution menée par l’armée américaine remonte au 13 avril 1961, date à laquelle le soldat John A. Bennett avait été pendu pour viol et tentative de meurtre. Pour retrouver la trace d’un peloton d’exécution au sein des forces armées, il faut remonter à la Seconde Guerre mondiale avec la mise à mort d’Eddie Slovik en 1945 pour désertion.

Dans l’histoire moderne de l’institution militaire, le Death Penalty Information Center recense un total de 135 soldats exécutés par l’armée américaine depuis l’année 1916. Par le passé, d’autres affaires ont connu des destins judiciaires différents, à l’instar de la commutation en prison à perpétuité sans libération conditionnelle prononcée par l’ancien président Barack Obama à l’encontre de Dwight Loving, un militaire reconnu coupable d’homicides sur des soldats.

L'exécution de Nidal Hasan sera diffusée en direct, selon le Pentagone
Photo : France 24

« J’apprécie notre mentalité pendant la Seconde Guerre mondiale, qui consistait à gagner, à comprendre que lorsque l’ennemi vous attaque, vous devez tenir bon. »

Pete Hegseth, ministre américain de la Défense, via France 24 et 20minutes

Une retransmission publique inédite décidée par le Pentagone

La modalité choisie pour exécuter le condamné suscite une attention mondiale. Un haut responsable du ministère de la Défense a ensuite confirmé à Reuters sous couvert d’anonymat que l’événement serait retransmis en direct, tout en précisant que les détails complets de la retransmission seraient communiqués ultérieurement.

« Il sera fusillé par des soldats, comme il se doit, et nous veillerons à ce que le public puisse y assister, à ce que ce soit public. Les gens doivent comprendre que ce genre d’actes entraîne de graves conséquences. »

Pete Hegseth, ministre américain de la Défense, via France 24

Cette décision ministérielle survient dans un contexte national sous tension concernant l’application de la peine capitale. Le débat a notamment été ravivé par l’échec récent d’une injection létale dans le Tennessee qui a laissé une condamnée, Christa Pike, dans un état critique. Face aux difficultés d’approvisionnement en produits chimiques pour les injections, plusieurs États américains et l’institution militaire se tournent à nouveau vers des alternatives historiques, le peloton d’exécution restant autorisé dans cinq États du pays.

Breaking: The execution of Nidal Hassan will be live streamed to the public.

En parallèle de ces évolutions aux États-Unis, des organisations de défense des droits humains recensent les pratiques d’exécutions publiques à travers le monde. L’organisation Amnesty International a ainsi indiqué qu’au moins 17 exécutions publiques ont été menées à l’échelle internationale, réparties entre plusieurs pays.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.