Publié le 24 octobre 2024 14:35:00. Une vaste simulation anti-tsunami, impliquant plus de 20 000 personnes dans la province de Cadix, a été menée ce jeudi, testant la réactivité des municipalités andalouses face à un scénario de catastrophe naturelle. L’exercice, baptisé « Simulation Response_25 », a démontré l’efficacité des dispositifs d’évacuation, notamment dans les écoles de San Roque.
- L’exercice a impliqué 16 municipalités de la province de Cadix, ce qui en fait la plus grande simulation de ce type jamais organisée en Espagne.
- Les écoles Santa Rita et Sagrado Corazón à San Roque ont participé à l’évacuation de leurs élèves de manière ordonnée et sans incident.
- Un léger décalage a été constaté entre l’alerte gouvernementale et la réception du message d’alerte sur les téléphones portables.
Ce jeudi matin, San Roque a participé à l’exercice anti-tsunami organisé par l’Agence de sécurité et de gestion intégrale des urgences d’Andalousie (ASGIA). L’objectif était de tester la préparation de la municipalité face à un tremblement de terre sous-marin simulant un risque de tsunami sur la côte atlantique andalouse. L’évacuation des élèves des écoles Santa Rita et Sagrado Corazón a constitué un élément central de la simulation.
L’adjoint au maire délégué à la Sécurité citoyenne, David Ramos, a supervisé les opérations près du CEIP Sagrado Corazón, à Puente Mayorga, tandis que son collègue, Juan Serván, était présent à Campamento. L’inspecteur en chef de la police locale, Rubén Pérez, a également participé à l’évaluation de l’exercice.
Bien que le gouvernement régional andalou ait été informé à 10h04 de l’activation de l’opération suite à la simulation d’un séisme, le message d’alerte ES-Alert n’est apparu sur les téléphones portables qu’à 10h14. Malgré ce léger retard, l’évacuation s’est déroulée dans le calme et l’ordre.
La police locale et les agents de sécurité ont sécurisé les rues autour des établissements scolaires pour faciliter l’évacuation des élèves. À Puente Mayorga, le point de rassemblement a été fixé près du kiosque Botella, dans le quartier de Nazaret, tandis qu’à Campamento, les élèves ont été dirigés vers des parkings voisins. En situation réelle, des bus auraient été mobilisés pour transporter les enfants vers une zone sûre située au rond-point des missiles, face à l’accès à la caserne Cortijo Buenavista. Après quelques minutes, le signal de retour en classe a été donné, et l’opération s’est achevée avec succès.
« L’évacuation du Sacré-Cœur s’est déroulée à merveille. Je donne un dix aux élèves et aux enseignants pour leur rapidité, leur ordre et leur respect du code de la route. »
David Ramos, adjoint au maire délégué à la Sécurité citoyenne
Juan Serván a également souligné le bon déroulement de l’évacuation à Santa Rita, notant l’absence de panique et l’organisation observée. Il a insisté sur l’importance pour les parents de ne pas entraver les dispositifs d’urgence en évitant de se rassembler devant les écoles, ce qui pourrait compliquer les évacuations en cas de situation réelle.
« L’évacuation à Santa Rita s’est déroulée sans nervosité et de manière ordonnée. Il est également essentiel que les parents laissent les dispositifs d’urgence fonctionner pour éviter les attroupements. »
Juan Serván, adjoint au maire
Rubén Pérez, chef de la police locale, a précisé que 15 agents de son corps et 16 membres de la Protection Civile avaient été déployés pour l’exercice. Il a souligné l’importance de cette simulation, la première du genre concernant un tsunami, afin de préparer les forces de l’ordre à une éventuelle catastrophe future.
La « Simulation Response_25 » a mobilisé plus de 20 000 personnes, impliquant 1 000 opérations de sécurité et d’urgence et touchant un large éventail d’acteurs, notamment des citoyens, des entreprises, des hôtels, des centres éducatifs et la population en général. La mairie de San Roque s’est pleinement associée à l’opération, en s’appuyant sur le Plan Municipal d’Urgence, initialement approuvé en 2005 et régulièrement mis à jour.
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