Madrid, le 9 janvier 2024 – L’Université Complutense de Madrid (UCM) envisage d’enrichir son offre de formation en lançant deux nouvelles licences : en biomédecine et en imagerie médicale, cette dernière étant une première en Espagne. Cette initiative répond aux revendications des professionnels de santé et vise à harmoniser la formation espagnole avec les standards européens.
- L’UCM prévoit la création de licences en biomédecine et en imagerie médicale.
- La licence en imagerie médicale serait la première de ce type en Espagne.
- Cette initiative répond à une demande des techniciens supérieurs de santé et vise à aligner la formation espagnole sur les normes européennes.
L’Université Complutense de Madrid se prépare à une diversification de son catalogue de formations. Le nouveau doyen de la Faculté de médecine, Alberto Galindo, a annoncé son intention d’ajouter deux nouvelles licences, répondant ainsi à un besoin croissant de spécialistes dans ces domaines. Outre la biomédecine, l’UCM ambitionne de créer une licence en imagerie médicale, une discipline actuellement absente du paysage universitaire espagnol.
Cette initiative est particulièrement saluée par les professionnels de santé. Juan Carlos Rodríguez, président de l’Association espagnole des techniciens de laboratoire (Aetel), s’est félicité de cette évolution :
« Je suis heureux que l’UCM veuille aller dans cette direction. »
Juan Carlos Rodríguez, président d’Aetel
Il a également souligné la nécessité de développer une formation spécifique en analyse clinique, issue de la fusion des titres d’anatomie pathologique et de laboratoire clinique et biomédical, une démarche déjà en cours avec le ministère de la Santé.
La future licence en imagerie médicale pourrait s’appuyer sur les recommandations de la plateforme étatique, qui prévoit un cursus de 240 crédits ECTS (European Credit Transfer and Accumulation System). Ce programme serait structuré autour de 90 crédits dédiés aux sciences fondamentales, 30 aux sciences générales de l’imagerie médicale et de la radiothérapie, 90 aux sciences spécifiques, 20 aux sciences complémentaires et 10 à des cours au choix.
Cette évolution répond également aux revendications du syndicat des techniciens supérieurs de santé, qui plaident pour la création de licences en imagerie pour le diagnostic et la médecine nucléaire, ainsi qu’en radiothérapie et dosimétrie. L’objectif est de permettre aux professionnels espagnols de se conformer aux standards européens, où la formation dans ces domaines est généralement de trois à quatre ans, contre seulement deux ans en Espagne.
L’Espagne est actuellement le seul pays de l’Union européenne à ne pas proposer de formation universitaire dans les domaines de l’imagerie médicale, de la médecine nucléaire, de la radiothérapie et de la dosimétrie. Cette situation pénalise les professionnels espagnols, qui rencontrent des difficultés à faire reconnaître leurs qualifications à l’étranger et à postuler à des offres d’emploi en Europe. Cette disparité a d’ailleurs été l’une des raisons principales de la récente grève du secteur de la santé.
Le cursus proposé par l’École Supérieure de Technologie de la Santé de Coimbra (Portugal) pourrait servir de modèle. Cette institution propose une licence en imagerie médicale de quatre ans, axée sur l’anatomie, la biophysique, la pathologie générale, la psychologie, la radiologie, l’oncologie, la chimie nucléaire, les ultrasons et la radioprotection. La dernière année est consacrée à des stages pratiques et à la réalisation d’un projet de fin d’études.
La mise en place de cette nouvelle licence à l’UCM représente donc une étape cruciale pour moderniser la formation des professionnels de l’imagerie médicale en Espagne et leur permettre de s’intégrer pleinement au marché du travail européen.
Les informations publiées dans Medical Writing contiennent des déclarations, des données et des déclarations d’institutions officielles et de professionnels de la santé. Toutefois, si vous avez des questions liées à votre santé, consultez votre spécialiste de santé correspondant.