La gauche niçoise se présente aux élections municipales de mars prochain divisée, offrant ainsi un avantage certain aux candidats de droite, Christian Estrosi et Éric Ciotti. Cinq listes, voire six, sont désormais en lice, compromettant les espoirs d’une alliance unifiée.
Après l’annonce des candidatures de Juliette Chesnel-Le Roux (PCF-PS-Écologistes), Jean-Marc Governatori, Hélène Granouillac et Sylvie Bonaldi, c’est au tour de La France insoumise (LFI) et du collectif Viva ! de se lancer dans la course. Les troupes d’Olivier Salerno et Anne-Laure Chaintron, co-chefs de file de LFI Nice, présenteront ce dimanche 12 octobre 2025, à 15 heures, place Garibaldi, les premiers éléments de leur programme.
Cette nouvelle équipe, baptisée NFP – Nice Front populaire, en référence à l’union de gauche formée lors des élections législatives anticipées de 2024 – se positionne comme une alternative résolument écologique et de gauche. Cependant, elle se présente sans le soutien du Parti socialiste (PS), du Parti communiste français (PCF), des écologistes, ni de Place publique, le parti de Raphaël Glucksmann.
Selon des informations privilégiées, l’avocate Mireille Damiano, figure engagée dans la défense des droits des sans-papiers et des migrants et représentante du syndicat des avocats de France, pourrait être la tête de liste de ce NFP niçois. Elle avait déjà mené la liste Viva ! lors des élections précédentes, il y a plus de cinq ans. Robert Injey, ancien communiste, et David Nakache, dirigeant de l’association Tous Citoyens !, pourraient également figurer sur la liste.
« Crise du logement exacerbée, taux de pauvreté record, surtourisme asphyxiant, pollution récurrente, retards d’équipements collectifs criants… Notre ville a besoin d’un profond changement pour rompre avec des décennies de gestion affairiste », affirment les futurs candidats dans un communiqué. Ils mettent en garde contre un éventuel nouveau mandat de Christian Estrosi et le risque d’une prise de pouvoir de l’extrême droite représentée par Éric Ciotti.
« Face au risque d’un énième mandat de Christian Estrosi, face au danger d’une mainmise de l’extrême droite d’Éric Ciotti sur notre ville, il y a urgence. Urgence de proposer une alternative résolument écologique, résolument de gauche, ouverte au dialogue et à l’ensemble de la société civile », soulignent-ils.