Publié le 29 septembre 2025 19:20:00. Une intelligence artificielle développée par des chercheurs néerlandais permet de réduire de 40 % le nombre de faux positifs lors du dépistage du cancer du poumon, diminuant ainsi les examens inutiles et l’anxiété des patients.
- L’IA analyse les tomodensitométries (scanner) pulmonaires pour estimer plus précisément le risque de cancer à chaque endroit.
- Des tests sur des images issues de plusieurs pays européens confirment l’efficacité du modèle, notamment pour les nodules de petite taille (5 à 15 mm).
- Cette avancée pourrait alléger la charge de travail des radiologues face à l’augmentation prévue des dépistages.
Le dépistage du cancer du poumon à grande échelle, bien que prometteur pour la détection précoce de la maladie, pose un défi majeur : l’interprétation des nombreuses images obtenues par tomodensitométrie. Les résultats faussement positifs, c’est-à-dire l’identification erronée de lésions suspectes, entraînent des examens complémentaires coûteux et génèrent une anxiété inutile chez les patients. Pour répondre à ce problème, une équipe du Radboudumc, aux Pays-Bas, a mis au point un modèle d’intelligence artificielle capable d’affiner l’évaluation du risque de cancer.
Le modèle, validé par la chercheuse Noa Antonissen, a été entraîné sur un vaste ensemble de données américaines comprenant plus de 16 000 points pulmonaires issus de tomodensitométries, dont plus de 1 000 cas de cancer avérés. L’IA procède à une analyse tridimensionnelle de chaque nodule, calculant ainsi la probabilité qu’il soit malin.
Les performances de cette nouvelle approche ont ensuite été testées sur des images provenant de grandes études internationales menées aux Pays-Bas, en Belgique, au Danemark et en Italie. Les résultats ont démontré une nette amélioration par rapport aux modèles de risque traditionnels, comme le modèle Pancan. En particulier, l’IA s’est avérée significativement plus performante pour l’identification des nodules de petite taille, compris entre 5 et 15 mm, réduisant le nombre de faux positifs de 40 % tout en garantissant la détection de tous les cas de cancer.
Cette avancée technologique pourrait s’avérer cruciale à mesure que les programmes de dépistage du cancer du poumon se généralisent, allégeant ainsi la charge de travail des radiologues et améliorant la prise en charge des patients.
Source : Radboudumc
Publication scientifique dans Radiology
