Publié le 29 octobre 2025 à 22h06 (heure de l’Inde). L’Inde a rejeté avec fermeté un rapport de l’ONU qui suggérait des pressions exercées sur les réfugiés du Myanmar suite à l’attentat de Pahalgam, dénonçant des allégations infondées et partiales.
- L’Inde conteste les affirmations du rapporteur spécial de l’ONU, Thomas H. Andrews, concernant le traitement des réfugiés du Myanmar.
- New Delhi qualifie le rapport d’« analyse erronée et sans fondement », notamment en ce qui concerne un lien établi avec l’attaque terroriste de Pahalgam.
- Le député indien Dilip Saikia a souligné l’importance de ne pas se baser sur des informations non vérifiées et a rappelé l’harmonie interreligieuse en Inde.
L’Inde a fermement réfuté les conclusions d’un rapport des Nations Unies concernant la situation des droits de l’homme au Myanmar, après que ce dernier ait suggéré que l’attaque terroriste survenue en avril 2025 à Pahalgam avait eu des répercussions sur les personnes déplacées du Myanmar vivant sur son territoire. Le rapport, selon New Delhi, est basé sur une « analyse erronée et sans fondement ».
Lors d’une intervention devant la Troisième Commission de l’Assemblée générale de l’ONU, le député de Lok Sabha, Dilip Saikia, a déclaré que les allégations formulées par le rapporteur spécial de l’ONU, Thomas H. Andrews, manquaient de « toute base factuelle ». Il a également dénoncé des propos qu’il juge « partiaux et préjudiciés » à l’égard de l’Inde.
« Mon pays rejette de tels préjugés et une telle analyse bornée de la part du Rapporteur spécial »,
Dilip Saikia, député de Lok Sabha
Saikia a insisté sur le fait que l’affirmation reliant l’attentat de Pahalgam aux personnes déplacées du Myanmar était totalement dénuée de « toute incidence factuelle ». Le rapport de l’ONU suggérait que les réfugiés du Myanmar en Inde avaient été soumis à des pressions et à du harcèlement de la part des autorités suite à l’attaque, bien qu’aucun ressortissant du Myanmar n’y soit impliqué. M. Andrews avait également affirmé que certains réfugiés avaient été arrêtés et menacés d’expulsion.
Le député indien a rejeté ces allégations, exhortant l’ONU à ne pas s’appuyer sur « des informations médiatiques non vérifiées et biaisées » dans le but de nuire à l’image de l’Inde. Il a rappelé que l’Inde abrite plus de 200 millions de musulmans, représentant environ 10 % de la population musulmane mondiale, et que ces derniers vivent en harmonie avec des personnes de toutes confessions.
Saikia a également exprimé la profonde préoccupation de l’Inde face à la détérioration de la situation au Myanmar et à ses conséquences transfrontalières, notamment le trafic de drogue, la contrebande d’armes et la traite des êtres humains. Il a mis en garde contre la radicalisation croissante observée au sein de certains groupes de personnes déplacées, qui pourrait engendrer des problèmes d’ordre public.
Réaffirmant la position de longue date de l’Inde, Saikia a souligné qu’une paix durable au Myanmar ne pouvait être atteinte que par un dialogue politique inclusif et une restauration rapide de la démocratie. L’Inde, a-t-il précisé, continue de soutenir un processus de paix « appartenant et dirigé par le Myanmar » et appuie tous les efforts de l’ASEAN et de l’ONU visant à promouvoir la stabilité.
Il a également mis en avant les initiatives humanitaires indiennes, notamment l’opération Brahma, lancée après le tremblement de terre de mars 2025 au Myanmar, ainsi que les missions de secours antérieures telles que l’opération Sahayata et l’opération Sadbhav.
(Avec les contributions du PTI)
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