Publié le 27 novembre 2023. L’ancien directeur de la police colombienne, le général Rodolfo Palomino, s’est livré aux autorités après la confirmation d’une condamnation pour trafic d’influence. Il a été incarcéré à l’École supérieure de police en attendant de nouvelles instructions.
- Le général Palomino s’est présenté volontairement aux autorités après la confirmation de son mandat d’arrêt.
- Il a été condamné pour avoir tenté d’intervenir dans une enquête en faveur d’une personne poursuivie.
- L’Institut national pénitentiaire (INPEC) a ordonné son transfert vers l’École supérieure de police.
La Cour suprême de justice a confirmé la condamnation du général Rodolfo Palomino pour trafic d’influence, mettant fin à une saga judiciaire qui a secoué les forces de l’ordre colombiennes. L’ancien haut gradé s’est rendu à la préfecture de police, affirmant avoir toujours respecté les décisions de la justice, même s’il ne les partageait pas.
« J’ai toujours respecté et respecté les dispositions de la justice, même si je ne les partage pas, c’est pourquoi ce matin je me suis présenté volontairement devant le CTI pour continuer à répondre aux exigences judiciaires comme il convient »
Général Rodolfo Palomino
Selon l’accusation, le général Palomino aurait cherché à influencer un procureur afin d’éviter une procédure d’arrestation concernant une personne faisant l’objet d’une enquête. Cette intervention a été perçue comme une ingérence grave et a conduit à sa condamnation. L’affaire a débuté au bureau du procureur, où l’ancien directeur de la police aurait tenté d’intervenir directement.
La décision de la Cour suprême n’a pas été unanime. Un vote de sauvetage, exprimant un avis juridique divergent, a été enregistré. Un juge de la Cour a estimé que, bien que la conduite de Palomino soit répréhensible, elle n’avait pas atteint son objectif principal : empêcher la capture de la personne qu’il aurait tenté d’aider.
L’Institut national pénitentiaire (INPEC) a reçu l’ordre de transférer le général Palomino vers un établissement de détention approprié. Compte tenu de son statut, l’INPEC a décidé de l’incarcérer à l’École supérieure de police, un lieu jugé adapté à sa situation. La résolution de l’INPEC précise que l’établissement a été choisi conformément aux motivations exposées dans l’acte administratif.
