Publié le 17 janvier 2025 à 16h15. Face à la répression violente des manifestations en Iran, l’administration américaine envisage désormais des options militaires, allant d’une frappe limitée à un renversement du régime, tout en craignant une escalade régionale majeure.
- Les États-Unis pourraient envisager une intervention militaire en Iran, incluant des frappes ciblées contre les Gardiens de la révolution.
- La répression des manifestations par le régime iranien a fait potentiellement des milliers de morts, selon des informations rapportées par The Economist.
- Une intervention militaire américaine comporte des risques importants, notamment la possibilité d’une guerre à grande échelle en raison des capacités balistiques iraniennes.
La situation en Iran s’est considérablement détériorée ces dernières semaines, le guide suprême Ali Khamenei ordonnant une répression brutale des protestations. Des milices affiliées aux Gardiens de la révolution (un corps militaire d’élite iranien) ont été déployées, utilisant des motos et des tireurs d’élite pour cibler les manifestants, souvent en visant des zones vitales comme le visage, selon des témoignages rapportés par la presse internationale.
Face à cette escalade de la violence, le président américain Donald Trump a menacé de prendre des mesures « très fortes » contre Téhéran et a appelé à une intensification des protestations de la société civile iranienne. Selon un rapport du magazine The Economist, publié ce samedi 17 janvier 2025, Washington étudie plusieurs scénarios militaires. Ces options incluent une attaque limitée contre des cibles spécifiques, ou une opération plus audacieuse visant à « décapiter » politiquement le régime en place depuis 47 ans.
Le rapport de The Economist décrit une situation particulièrement sombre :
« La morgue était surpeuplée. Des corps dans des sacs étaient entassés sur des trottoirs tachés de sang. Plusieurs milliers de personnes pourraient être mortes. »
The Economist
L’intervention militaire américaine n’est pas sans risques. L’Iran dispose d’un arsenal de missiles à longue portée capable de frapper des cibles à travers le Moyen-Orient, ce qui pourrait rapidement transformer un conflit localisé en une guerre régionale généralisée. Les analystes craignent également que l’effondrement du régime iranien ne conduise à une guerre civile, comparable à celle qui déchire la Syrie, ou à une fragmentation du pays, évoquant les conflits qui ont marqué l’ex-Yougoslavie. La présence de divers groupes séparatistes et la question du programme nucléaire iranien ajoutent à la complexité de la situation.
Parallèlement à ces considérations militaires, la Maison Blanche explore d’autres pistes. Elle apporte un soutien discret à Reza Pahlavi, un opposant en exil, et tente de contourner le blocus des communications imposé par le régime en faisant parvenir clandestinement des terminaux Starlink, permettant l’accès à Internet.
Cependant, l’option d’une frappe militaire reste la plus périlleuse, compte tenu des capacités de riposte iraniennes et du risque d’une conflagration à l’échelle régionale.
