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« J’ai dormi avec un couteau sous mon lit »

Publié le 2024-02-29 14:35:00. Astrid témoigne d'une enfance marquée par la violence domestique et révèle avoir envisagé de tuer son père pour y échapper. Elle partage aujourd'hui son histoire pour encourager d'autres victimes à briser le silence et…

« J’ai dormi avec un couteau sous mon lit »

Publié le 2024-02-29 14:35:00. Astrid témoigne d’une enfance marquée par la violence domestique et révèle avoir envisagé de tuer son père pour y échapper. Elle partage aujourd’hui son histoire pour encourager d’autres victimes à briser le silence et reprendre le contrôle de leur vie.

  • Astrid a vécu une enfance marquée par les violences physiques et psychologiques de son père envers sa mère.
  • À l’adolescence, elle a sérieusement envisagé de tuer son père, allant jusqu’à préparer un couteau pour le faire.
  • Le basket-ball a été un exutoire essentiel pour gérer sa colère et éviter de sombrer dans la violence.

Astrid se souvient d’une atmosphère familiale pesante, rythmée par les disputes et les agressions. « C’était toujours des cris et des coups », confie-t-elle, décrivant le comportement violent de son père envers sa mère pendant des années. Elle le décrit comme « un homme méchant », tout en reconnaissant la présence réconfortante de sa mère. « Nous avons eu de la chance. D’un côté nous avions une mère qui faisait tout pour nous, qui était toujours là, et de l’autre ce père ».

Le premier acte de rébellion d’Astrid remonte à l’âge de treize ans, lorsqu’elle a pris la défense de sa sœur. « J’ai demandé : ‘Pourquoi fais-tu ça ?’ C’était la première fois qu’on lui posait cette question », se rappelle-t-elle. Cette intervention a eu des conséquences dramatiques. « Puis il est devenu furieux, il m’a frappé et m’a jeté dehors. Ensuite, je n’ai plus eu le droit de vivre chez moi. Je n’ai plus eu le droit d’y venir ».

Astrid souligne que la violence familiale était un secret bien gardé, personne ne remettant en question les agissements de son père. Pour canaliser ses émotions, elle s’est tournée vers le basket-ball. « Bien sûr, je pourrais aussi y exprimer mon agressivité, ma colère et ma rage. Je pense que si je n’avais pas eu cela, j’aurais fini très différemment ». Cependant, les abus nocturnes ont continué, la laissant se sentir de plus en plus piégée. « Chaque nuit, il venait me hanter, il me réveillait et il parlait tout le temps de la salope que j’étais, du fait que j’étais un si mauvais enfant et que j’étais le plus gros crétin du monde ».

Le point de rupture a été atteint lorsque, désespérée, Astrid a envisagé l’irréparable. « J’avais vraiment prévu de le tuer, parce que je ne voyais aucune issue », avoue-t-elle. Elle a même caché un couteau sous son lit, prête à passer à l’acte. « J’ai ensuite dormi avec un grand couteau Tefal sous mon lit, parce que je pensais : aujourd’hui ou demain, je vais te poignarder à mort ».

Astrid a finalement choisi de ne pas céder à la violence et de se concentrer sur son avenir. « J’ai pensé : je ne vais pas te laisser ruiner mon avenir ». Aujourd’hui, elle aborde l’avenir avec optimisme. « Maintenant, je dois continuer pendant dix ans et construire quelque chose de beau. Je veux le faire en racontant ma propre histoire et à partir de là, vieillir d’une manière amusante, belle et agréable ».

Astrid a récemment participé à l’émission Le coffre, où elle a révélé ne jamais célébrer Noël en raison des menaces de mort qu’elle reçoit. Elle a partagé davantage de détails dans une vidéo disponible ici.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.