Publié le 8 décembre 2025 21:04:00. Une nouvelle étude canadienne remet en question l’avantage de survie traditionnellement observé chez les femmes, en particulier celles atteintes d’une maladie rénale chronique en phase terminale. Les résultats suggèrent que les femmes de plus de 55 ans sont moins susceptibles de survivre ou de bénéficier d’une greffe rénale que les hommes.
- Les femmes atteintes d’une insuffisance rénale chronique de stade 5 présentent un taux de mortalité plus élevé que les hommes, surtout avant l’âge de 55 ans.
- Contrairement à la population générale où les femmes vivent en moyenne plus longtemps que les hommes, cet avantage disparaît chez les patientes souffrant d’IRC de stade 5.
- L’accès à la greffe rénale est significativement plus faible pour les femmes atteintes d’IRC de stade 5.
Une équipe de chercheurs de l’Université de Calgary a mené une étude rétrospective sur une vaste cohorte de patients canadiens atteints d’insuffisance rénale chronique de stade 5, définie par un débit de filtration glomérulaire (DFG) inférieur à 15 ml/min/1,73 m2 pendant plus de trois mois. L’étude, publiée dans le journal JAMA Internal Medicine, a analysé les données de plus de 7 500 adultes pour comparer les taux de mortalité et l’accès au traitement de remplacement rénal entre les sexes.
Les résultats ont révélé que les femmes sont diagnostiquées avec une IRC de stade 5 à un âge plus avancé que les hommes (74 ans en médiane contre 70 ans), mais présentent un taux de mortalité plus élevé, en particulier dans les tranches d’âge inférieures à 55 ans. Cinq ans après le diagnostic, le risque de mortalité toutes causes confondues était de 58,9 % chez les femmes, contre 51,9 % chez les hommes. De plus, seulement 8,5 % des femmes ont bénéficié d’une greffe rénale, contre 14,5 % des hommes.
Les chercheurs ont observé une inversion de l’avantage de survie habituellement constaté chez les femmes, avec des ratios de mortalité standardisés (RMS) plus élevés chez les femmes de 20 à 44 ans (47,5) et de 65 à 74 ans (14,1) par rapport aux hommes (12,0 et 8,5 respectivement). Au-delà de 85 ans, les RMS étaient similaires pour les deux sexes.
« Ces résultats soulignent la nécessité de poursuivre les recherches sur les facteurs biologiques, structurels et sociétaux qui influencent les différences entre les sexes dans les décisions de traitement et la survie », ont conclu les chercheurs. L’étude suggère que des approches personnalisées pourraient être nécessaires pour optimiser les soins aux femmes atteintes d’IRC de stade 5.
Références
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Chan C, Sawhney S, Ahmed SB et al. Sex Differences in Mortality and Kidney Replacement Therapy Receipt Among Adults With Stage 5 Chronic Kidney Disease. JAMA Internal Medicine. Publié en ligne le 17 novembre 2025. https://doi.org/10.1001/jamainternmed.2025.5979
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Pourquoi les femmes vivent-elles plus longtemps que les hommes ? Une étude offre des indices pour combler l’écart. RADIO NATIONALE PUBLIQUE. Publié le 6 octobre 2025. https://www.npr.org/2025/10/06/nx-s1-5558184/women-men-longevity-health-life-span
