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L’IRM préopératoire réduit le risque de récidive du cancer du sein chez les jeunes femmes

by Sophie Martin

Publié le 21 octobre 2023. Une nouvelle étude suggère que l’imagerie par résonance magnétique (IRM) réalisée avant la chirurgie pourrait réduire le risque de récidive du cancer du sein chez les femmes de moins de 50 ans, en particulier celles dont la tumeur ne présente pas de récepteurs hormonaux.

  • L’IRM préopératoire est associée à une diminution significative du risque de récidive locale chez les patientes de moins de 50 ans.
  • Cet avantage est particulièrement marqué chez les femmes atteintes d’un cancer du sein sans récepteurs hormonaux.
  • L’étude ne révèle pas d’impact significatif de l’IRM sur la survie globale ou la récidive à distance.

Des chercheurs de l’hôpital universitaire national de Séoul, en Corée du Sud, ont mené cette étude prospective sur un large panel de femmes récemment diagnostiquées avec un cancer du sein. L’objectif était d’évaluer l’intérêt de l’IRM réalisée avant l’intervention chirurgicale, une pratique dont l’utilité est encore débattue dans la communauté médicale.

L’étude a porté sur 4 414 femmes, d’âge moyen de 43 ans. Parmi elles, 4 118 ont bénéficié d’une IRM avant leur opération, tandis que 296 n’en ont pas eu. Les résultats montrent que les femmes ayant subi une IRM ont un taux de récidive ipsilatérale (au même sein) sur cinq ans de 1,6 %, contre 3,3 % pour celles qui n’en ont pas eu. Cette différence est statistiquement significative (p = 0,04), ce qui suggère que l’IRM pourrait aider à mieux identifier et traiter les lésions tumorales.

L’impact de l’IRM est encore plus prononcé chez les femmes atteintes d’un cancer du sein sans récepteurs hormonaux, un type de cancer souvent plus agressif. Dans ce groupe, le taux de récidive est de 8,2 % chez les femmes ayant bénéficié d’une IRM, contre 20,7 % chez celles qui n’en ont pas eu (p = 0,04). Le rapport de risque de sous-distribution (sHR) est de 0,4, ce qui indique une réduction significative du risque de récidive grâce à l’IRM.

Cependant, les chercheurs soulignent qu’ils n’ont pas observé de différence significative en termes de récidive globale ou de survie entre les deux groupes. Les valeurs de sHR sont de 0,7 pour la récidive et de 0,62 pour la survie, ce qui n’est pas statistiquement significatif.

Les auteurs de l’étude insistent sur le fait que l’IRM préopératoire pourrait être particulièrement utile pour les jeunes femmes, qui sont souvent diagnostiquées à un stade plus avancé de la maladie, en raison d’une moindre vigilance et d’une moindre sensibilité des mammographies face aux tissus mammaires denses, fréquents chez les femmes plus jeunes.

« En se concentrant sur les jeunes patientes atteintes d’un cancer du sein et en stratifiant les résultats sur la base du statut des récepteurs hormonaux, notre étude fournit des informations précieuses sur les sous-groupes susceptibles de bénéficier le plus d’une IRM préopératoire adaptée »

Heera Yoen, MD, équipe de l’hôpital universitaire national de Séoul

Ils ajoutent que l’utilisation ciblée de l’IRM pourrait permettre de réduire le risque de récidive en détectant des lésions non visibles à la mammographie, qui pourraient autrement se développer en récidives après la chirurgie.

Pour en savoir plus sur cette étude, vous pouvez consulter l’article complet ici.

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