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Lo Ciré Gaydel propose de réformer le franc CFA pour l’UEMOA

Lo Ciré Gaydel propose de dépasser le débat binaire sur le franc CFA en libéralisant les mécanismes de financement et en réévaluant la parité fixe avec l’euro pour soutenir…

Lo Ciré Gaydel propose de réformer le franc CFA pour l'UEMOA

Lo Ciré Gaydel propose de dépasser le débat binaire sur le franc CFA en libéralisant les mécanismes de financement et en réévaluant la parité fixe avec l’euro pour soutenir l’industrialisation et l’emploi en Afrique de l’Ouest.

Le débat sur la monnaie utilisée par les pays de l’UEMOA ne se résume pas à un choix simple entre le maintien du statu quo et une sortie pure et simple. Lo Ciré Gaydel propose d’orienter l’attention vers les performances réelles du système monétaire en matière de financement de l’activité, de création d’emplois et d’industrialisation, d’après une note de réflexion économique rapportée par Financialafrik.

Repenser la souveraineté monétaire dans l’UEMOA

La proposition introduit un troisième chantier articulé autour de la réforme des mécanismes de financement, d’une autonomie accrue dans la conduite de la politique monétaire et de la réévaluation du régime de change fixe entre le franc CFA et l’euro.

L’analyse publiée par Financialafrik indique que l’objectif ne consiste ni à soutenir une dépréciation systématique ni à encourager une création monétaire illimitée, mais à faire de la monnaie un instrument direct de développement économique tout en garantissant la stabilité des prix.

Dans l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine, la BCEAO pilote une politique monétaire commune à huit États membres.

Depuis la réforme de la coopération monétaire intervenue en 2019, la centralisation des réserves de change au Trésor français a pris fin et les représentants français ont quitté les instances de gouvernance, bien que la parité fixe avec l’euro et la garantie de convertibilité soient restées en place.

Adapter le financement et réexaminer le change

Les secteurs agricoles, industriels et infrastructurels affichent des risques et des délais de rentabilité distincts que le système financier doit mieux intégrer.

La note indique la nécessité d’une coordination accrue entre les autorités monétaires, les gouvernements, les banques commerciales et les institutions de développement.

Trois options principales sont évoquées pour le régime de change et l’architecture monétaire régionale :

  • Maintenir le statu quo tout en optimisant le cadre actuel.
  • Adopter un régime de change plus flexible pour absorber certains chocs économiques, sous réserve de disposer d’institutions crédibles et de protections contre l’inflation.
  • Construire un régime régional orienté vers le développement combinant intégration monétaire, financements productifs et politique de change adaptée.

Évaluer les besoins par étape empirique

Plutôt qu’une rupture institutionnelle immédiate, l’auteur suggère une approche par étapes.

La démarche commence par un diagnostic empirique comparant l’UEMOA à d’autres économies dotées de régimes de change variés, se poursuit par la mesure des besoins de financement par secteur, et s’achève par la simulation de scénarios monétaires incluant le maintien de la parité fixe et des mécanismes de crédit renforcés.

Cette contribution s’inscrit dans le cadre des travaux de Lo Ciré Gaydel, observateur des dynamiques économiques africaines et auteur d’un ouvrage à paraître aux éditions L’Harmattan.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.