Home MondeL’Occident a lancé une lutte douloureuse contre Poutine – et il est dur comme un clou

L’Occident a lancé une lutte douloureuse contre Poutine – et il est dur comme un clou

by Clara Dubois

La guerre en Ukraine atteint un point critique, fragilisée par des difficultés internes et une aide occidentale incertaine, tandis que la Russie, malgré ses propres défis économiques, semble miser sur la patience et un possible revirement de la politique américaine. Les négociations potentielles, axées sur un plan en 28 points, révèlent des concessions limitées de la part de Moscou, mais soulèvent des questions sur la volonté réelle de Vladimir Poutine de parvenir à un accord.

Selon des analystes, la capacité de la Russie à poursuivre le conflit n’est pas illimitée. L’économie russe est sous tension, notamment en raison de la baisse des revenus pétroliers et des sanctions imposées par l’administration Trump. Moscou a d’ailleurs augmenté ses impôts et prévoit de réduire son budget militaire pour l’année prochaine. Bien que les forces russes maintiennent une présence sur le front, leurs avancées sont lentes et coûteuses en termes de vies humaines et de matériel.

Poutine estime toutefois que le temps joue en sa faveur. Il semble disposé à laisser les négociations de paix aboutir ou échouer, tandis que le président ukrainien Volodymyr Zelensky subit une pression intense, notamment de la part de Donald Trump, qui l’incite à accepter un plan de règlement d’ici jeudi. La situation sur le champ de bataille se détériore, et Zelensky est affaibli par un scandale de corruption interne.

L’Ukraine manque également de liquidités pour financer sa défense et son économie, et ses alliés européens hésitent à utiliser les milliards de dollars d’actifs russes gelés pour l’aider. Trump a d’ailleurs repris ses critiques virulentes à l’égard de l’Ukraine, accusant Zelensky de ne pas exprimer de « gratitude » pour l’aide américaine.

Le plan en 28 points, qui constitue la base des discussions actuelles, reflète en grande partie les exigences de longue date de Poutine, notamment une interdiction légale d’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. Youri Ouchakov, conseiller en politique étrangère du Kremlin, a déclaré lundi que certaines dispositions du plan étaient « acceptables » pour la Russie, mais nécessitaient une discussion approfondie. Il a toutefois jugé les contre-propositions européennes « non constructives ».

Bien que le plan contienne des concessions mineures par rapport aux propositions précédentes du Kremlin – comme un plafonnement de la force militaire ukrainienne à 600 000 hommes, contre 100 000 en 2022 – Poutine a déjà laissé entendre qu’il était prêt à faire des compromis. Lors d’une rencontre avec Trump en août en Alaska, il aurait exprimé sa volonté de cesser les combats si l’Ukraine lui cédait la partie de la région de Donetsk qu’elle contrôle encore, qui deviendrait une « zone démilitarisée » reconnue comme territoire russe.

Selon des experts comme Stefan Meister, analyste russe au Conseil allemand des relations étrangères, Poutine pourrait chercher à diviser Trump des Ukrainiens et des Européens, afin de faciliter une soumission de l’Ukraine par la force.

« Le calcul de Poutine est qu’il espère que Trump sera frustré par Zelensky et réduira son soutien, et s’il n’y a pas de partage de renseignements ni de missiles à longue portée, les Européens ne pourront pas compenser », a déclaré Meister. « En fin de compte, Poutine veut briser l’Ukraine. »

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