Home AffairesLoi travail: les HUG ont un plan pour faire face aux manquements

Loi travail: les HUG ont un plan pour faire face aux manquements

by Amélie Bernard

Publié le 19 novembre 2025 21:42:00. Des coupes budgétaires, notamment américaines, contraignent l’UNICEF à une restructuration majeure de son bureau de Genève, avec la délocalisation de près de 300 emplois vers Rome. Cette annonce s’inscrit dans un contexte plus large de difficultés financières qui touchent plusieurs organisations internationales basées dans la ville.

  • L’UNICEF délocalisera environ 300 postes de Genève vers Rome, ne conservant qu’une centaine d’emplois sur place.
  • La Suisse s’engage à accompagner l’UNICEF dans cette transition, notamment par des subventions pour ses espaces de travail.
  • D’autres organisations internationales à Genève, comme le HCR, l’OIM, l’OIT et l’OMS, sont également confrontées à des réductions d’effectifs et des restructurations.

Les coupes budgétaires, en particulier celles décidées par les États-Unis et d’autres pays contributeurs, obligent le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) à revoir en profondeur son organisation. L’antenne européenne de l’agence, basée à Genève, est particulièrement touchée par ces mesures de rationalisation. L’objectif est de concentrer les ressources sur le Bureau des programmes d’urgence (EMOPS), selon un porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

« Ce maintien confirme que Genève reste un pilier stratégique de la coordination humanitaire internationale », a souligné le porte-parole du DFAE, confirmant une information initialement rapportée par La Tribune de Genève et 24 heures. La Suisse s’est engagée à soutenir l’UNICEF durant cette période de transition, en particulier en maintenant des subventions pour les locaux de l’agence afin de garantir son rôle central dans l’action humanitaire.

Selon une source interne, les employés concernés ont été informés de ces délocalisations mardi. La décision de transférer les postes vers Rome, plutôt que vers l’Espagne, était en discussion depuis un certain temps.

Cette situation n’est pas isolée. Genève, qui abrite de nombreuses organisations internationales, connaît actuellement une période de difficultés. Le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) a annoncé la suppression d’environ 5 000 postes, tandis que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a vu son effectif réduit de près de 7 000 personnes. Les organisations non gouvernementales (ONG) ne sont pas non plus épargnées par ces coupes.

L’Organisation internationale du travail (OIT), confrontée à une « crise financière sans précédent » selon son directeur général Gilbert Houngbo, a déjà licencié environ 200 collaborateurs sur un total de 3 500. Des délocalisations et un gel des recrutements sont également envisagés. Si le budget de l’OIT devait être diminué de 93 millions de francs suisses, jusqu’à 300 postes supplémentaires pourraient être supprimés.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a également entrepris une restructuration, réduisant de moitié le nombre de ses départements. La majorité des licenciements auront lieu à Genève, mais le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus n’a pas encore officialisé ces mesures. L’OMS prévoit également de délocaliser certains postes vers des villes où les coûts sont moins élevés, dans le but de trouver plus de deux milliards de dollars d’ici fin 2027.

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