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L’OMS rapporte des progrès en matière de santé mondiale en 2025 malgré les coupes budgétaires et les crises

Publié le 4 janvier 2026 11h38. Malgré des contraintes budgétaires et des crises mondiales, l’année 2025 a été marquée par des avancées significatives en matière de santé publique, notamment dans la lutte contre les maladies infectieuses et l’amélioration…

L’OMS rapporte des progrès en matière de santé mondiale en 2025 malgré les coupes budgétaires et les crises

Publié le 4 janvier 2026 11h38. Malgré des contraintes budgétaires et des crises mondiales, l’année 2025 a été marquée par des avancées significatives en matière de santé publique, notamment dans la lutte contre les maladies infectieuses et l’amélioration de l’accès aux vaccins, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

  • Les Maldives et le Brésil ont franchi des étapes importantes dans l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH, de la syphilis et de l’hépatite B.
  • Plusieurs pays ont éliminé des maladies tropicales négligées, et les décès liés à la tuberculose continuent de diminuer.
  • Un accord historique sur la gestion des pandémies a été adopté, renforçant la coopération internationale en matière de santé.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) souligne que ces progrès, obtenus dans un contexte de tensions croissantes sur les systèmes de santé, démontrent l’efficacité de la collaboration fondée sur des données probantes. Toutefois, elle met en garde contre le risque de voir ces acquis compromis si le financement et l’engagement politique ne sont pas maintenus.

En 2025, plusieurs nations ont enregistré des succès notables dans la lutte contre les maladies infectieuses. Les Maldives sont devenues le premier pays au monde à parvenir à l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH, de la syphilis et de l’hépatite B, une étape cruciale pour la santé des femmes et des enfants. Le Brésil a également atteint cet objectif, devenant le plus grand pays d’Amérique à y parvenir.

Les efforts pour éliminer les maladies tropicales négligées ont également porté leurs fruits. Le Burundi, l’Égypte et Fidji ont éliminé le trachome, une infection oculaire qui peut entraîner la cécité. La Guinée et le Kenya ont éliminé la maladie du sommeil, tandis que le Niger est devenu le premier pays africain à éliminer la cécité des rivières. Depuis 2010, le nombre de personnes nécessitant un traitement pour ces maladies a diminué de près d’un tiers.

La lutte contre la tuberculose (TB) continue de progresser, avec une baisse des décès observée en Afrique et en Europe, de plus de 45 % au cours de la dernière décennie. Cependant, 1,2 million de personnes sont décédées de la tuberculose en 2024, soulignant la vulnérabilité persistante des populations touchées par le VIH, la malnutrition et d’autres facteurs de risque.

Des avancées significatives ont également été réalisées dans la lutte contre le paludisme. La Géorgie, le Suriname et le Timor-Leste ont été certifiés exempts de paludisme, et sept autres pays africains ont introduit des vaccins contre cette maladie en 2025. Ces mesures, combinées à l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide, ont permis d’éviter environ 170 millions de cas et un million de décès en 2024.

Au-delà des succès spécifiques liés à certaines maladies, 2025 a été une année importante pour la coopération internationale en matière de santé. Les pays ont adopté le premier accord mondial sur la préparation et la réponse aux pandémies, et ont renforcé le Règlement sanitaire international (RSI), afin de mieux anticiper et gérer les futures urgences sanitaires.

Les dirigeants mondiaux ont également adopté une déclaration politique majeure axée sur les maladies non transmissibles et la santé mentale, reconnaissant l’importance de ces enjeux pour la santé publique. L’OMS a publié de nouvelles recommandations fondées sur des données probantes concernant les soins maternels, la méningite, le diabète pendant la grossesse et les traitements anticancéreux adaptés aux enfants.

Le rapport « Statistiques sanitaires mondiales 2025 » de l’OMS révèle que 1,4 milliard de personnes supplémentaires bénéficient d’une meilleure santé grâce à la réduction de la consommation de tabac, à l’amélioration de la qualité de l’air et à l’accès à une eau potable et à des installations sanitaires adéquates.

La vaccination reste un pilier essentiel de la santé publique. Les efforts de vaccination mondiaux ont permis de réduire les décès dus à la rougeole de 88 % depuis 2000, sauvant près de 59 millions de vies. En 2025, davantage de pays ont étendu la vaccination contre le virus du papillome humain (VPH), se rapprochant ainsi de l’élimination du cancer du col de l’utérus.

Cependant, des défis importants subsistent. On estime que 20 millions d’enfants n’ont pas reçu les vaccins essentiels en raison de conflits, de ruptures d’approvisionnement et de la diffusion de fausses informations. Les décès maternels et infantiles diminuent trop lentement pour atteindre les objectifs mondiaux, ce qui souligne la nécessité d’investir davantage dans les soins de santé primaires et les programmes d’accouchement sans risque.

Les réductions de financement en 2025 ont eu un impact négatif sur les services de santé, notamment les soins maternels, la vaccination, la prévention du VIH et la surveillance des maladies. L’OMS a averti que ces coupes budgétaires pourraient compromettre les progrès réalisés.

Malgré ces difficultés, l’OMS a continué à soutenir les interventions sanitaires d’urgence dans 79 pays et territoires, notamment à Gaza, au Soudan et en Ukraine, en fournissant une aide médicale d’urgence et en aidant à contrôler les épidémies. L’organisation a fourni des médicaments, contribué au fonctionnement des hôpitaux, soutenu les campagnes de vaccination et veillé à ce que les soins de routine restent accessibles, car, comme le souligne l’OMS, « les bébés doivent continuer à naître, les crises cardiaques doivent être évitées et le diabète doit être traité, même en situation d’urgence ».

À l’aube de 2026, l’OMS réaffirme l’importance de l’accord sur la pandémie et du renforcement du Règlement sanitaire international comme des signes d’un engagement renouvelé en faveur de la préparation aux crises sanitaires. L’agence réitère également le principe fondamental qui a guidé sa création en 1948 : le meilleur état de santé possible doit être un droit pour tous, et non un privilège réservé à quelques-uns.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.