Édition française
En continu
---Advertisement---

Affaires

L’or pourrait retester les sommets en tant que risques tarifaires, la faiblesse du dollar américain persiste dans le troisième trimestre

L'or a connu une envolée spectaculaire au deuxième trimestre, franchissant pour la première fois le seuil des 3 484 $ l'once (environ 3 220 €), sous l'effet combiné des incertitudes géopolitiques et des tensions commerciales mondiales. Cette performance…

L’or pourrait retester les sommets en tant que risques tarifaires, la faiblesse du dollar américain persiste dans le troisième trimestre

L’or a connu une envolée spectaculaire au deuxième trimestre, franchissant pour la première fois le seuil des 3 484 $ l’once (environ 3 220 €), sous l’effet combiné des incertitudes géopolitiques et des tensions commerciales mondiales. Cette performance exceptionnelle confirme le rôle de valeur refuge du métal précieux dans un contexte économique global instable.

Après une progression constante depuis le 1er janvier, passant de 2 658,04 $ (environ 2 465 €) à 3 138,24 $ (environ 2 900 €) le 2 avril, l’or a brièvement fléchi en début de mois d’avril, chutant sous la barre des 3 000 $ (environ 2 775 €). Il s’est cependant rapidement redressé, atteignant un pic à 3 484,40 $ (environ 3 220 €) le 21 avril, flirtant même avec les 3 500 $ (environ 3 240 €) pendant les échanges.

Au 30 juin, le cours de l’or s’est établi à 3 303,30 $ (environ 3 055 €), témoignant d’une volatilité persistante mais d’une tendance générale à la hausse. Cette dynamique est principalement alimentée par les menaces de nouvelles taxes douanières et les tensions géopolitiques croissantes.

L’annonce de droits de douane américains importants le 2 avril a constitué un catalyseur majeur, provoquant une panique sur les marchés financiers. Les investisseurs, préoccupés par la hausse des rendements obligataires – notamment suite aux ventes de bons du Trésor américain par les principaux détenteurs – se sont massivement tournés vers l’or, perçu comme une alternative plus sûre.

Bien qu’une pause temporaire dans la mise en œuvre de ces mesures tarifaires ait atténué une partie de la pression, l’incertitude demeure. Les attaques israéliennes contre des sites nucléaires iraniens et les conflits régionaux en cours ont par ailleurs renforcé la demande pour l’or.

Les banques centrales ont également contribué à cette tendance, accumulant 244 tonnes métriques au premier trimestre – soit 24 % de plus que la moyenne des cinq dernières années – et 20 tonnes métriques en mai. Les investissements de détail et les fonds négociés en bourse (ETF) ont également affiché des chiffres importants : 21 milliards de dollars (environ 19,4 milliards d’euros) en Amérique du Nord, 6 milliards de dollars (environ 5,5 milliards d’euros) en Europe et 11 milliards de dollars (environ 10,1 milliards d’euros) en Asie au cours du premier semestre.

Les experts estiment que les facteurs qui soutiennent la hausse de l’or ne devraient pas s’estomper rapidement. Le report de l’entrée en vigueur des taxes douanières, désormais prévu au 1er août après un sursis initialement fixé au 9 juillet, pourrait déclencher une nouvelle flambée si les tensions commerciales s’intensifient. « Les tarifs existants pourraient progressivement faire grimper les prix, ce qui pourrait potentiellement inciter la Réserve fédérale à retarder les baisses de taux, augmentant ainsi encore la demande d’or, en particulier de la part des banques centrales », selon un analyste.

La dépréciation du dollar américain de 11 % depuis le début de l’année rend également l’or plus attractif pour les acheteurs internationaux, une tendance qui devrait se maintenir. Les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, et les conflits mondiaux en cours contribuent à l’incertitude ambiante. Cette période prolongée de chocs, plutôt qu’un calme estival habituel, suggère que l’or pourrait continuer à jouer son rôle de valeur refuge.

Les anticipations d’une inflation plus élevée et la fragilité du dollar ne font qu’accentuer cet attrait. Avec un cours qui se maintient au-dessus de 3 300 $ (environ 3 055 €), et des catalyseurs potentiels tels que les taxes douanières et les tensions géopolitiques à l’horizon, l’or apparaît comme une option intéressante pour la diversification de portefeuille. Il convient de surveiller de près l’annonce du 1er août concernant les taxes douanières, qui pourrait constituer un tournant décisif.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.