Fondé en 1970 à Dakar, l’Orchestra Baobab dévoile l’album Made in Senegal, à paraître le 23 octobre 2026. L’opus marque le retour de la formation, qui associe des musiciens historiques à une nouvelle génération, introduisant pour la première fois une voix féminine principale avec Korka Dieng.
Un nouvel album pour célébrer une histoire musicale à Dakar
L’Orchestra Baobab s’apprête à enrichir sa discographie avec la sortie de l’album Made in Senegal le 23 octobre 2026, publié sous les labels Madoky Music et Strut Records. Ce disque de douze titres succède au travail accompli depuis les débuts du groupe en 1970, nés dans l’ambiance des soirées dakaroises du club Baobab. L’établissement, d’abord réservé à une clientèle de politiciens et d’hommes d’affaires, a vu naître cette fusion singulière entre rythmes afro-cubains et traditions locales, touchant progressivement un public populaire et fervent.
Le groupe perpétue un héritage solidement ancré dans l’histoire contemporaine du pays, comme le souligne l’enseignant Ibrahima Wane dans le documentaire « Orchestra Baobab, une autre histoire du Sénégal », réalisé en 2021 par Toumani Sangaré.

La transmission entre musiciens fondateurs et nouvelle génération
L’orchestre réunit des figures historiques et de jeunes talents pour porter ce projet. Mountaga Koité demeure le seul membre actif de l’équipe des débuts des années 1970, aux côtés des anciens Tierno Koité, Moussa Cissokho et Yakhya Fall. Ils transmettent leur expérience à une relève composée de Malick Sy, Papino, Wilfrid Zinsou, Bolero et Korka Dieng. Cette dernière devient la première chanteuse de l’histoire du groupe, marquant une évolution notable dans la trajectoire du collectif, notamment sur une version renouvelée de la chanson populaire « Thioro Baye Samba ».
L’album se clôt par le morceau « Sénégal », près de dix ans après « Tribute to Ndiouga Dieng » paru en 2017.

Les rendez-vous de présentation dans la capitale sénégalaise et en Europe
Le calendrier de sortie s’accompagne de plusieurs temps forts à Dakar et sur la scène internationale.
Cette actualité prolonge une trajectoire marquée par une séparation en 1987, après un âge d’or dans les années 1970 rythmé par des tubes comme « On Verra Ça » et « Utrus Horas ». Le groupe connaît une redécouverte inattendue grâce à la réédition de « Ken Dou Werente » sous le titre Pirate’s Choice en 1989, menant à une reformation triomphale en 2001 couronnée par l’album Specialist in All Styles, salué internationalement et nommé aux Grammy Awards.