Home NouvellesL’UDC contre le paquet de traités européens : la Suisse est en train de perdre son indépendance – Actualités

L’UDC contre le paquet de traités européens : la Suisse est en train de perdre son indépendance – Actualités

by Nicolas Lefèvre

L’Union démocratique du centre (UDC) a rejeté avec fermeté la proposition du Conseil fédéral concernant le nouveau paquet contractuel négocié avec l’Union européenne, dénonçant un accord qui, selon elle, menace la souveraineté et la démocratie directe de la Suisse.

Le parti exige également que toute décision concernant ce paquet soit soumise à un référendum national impliquant une majorité des cantons, estimant que les modifications constitutionnelles induites par ces accords sont trop importantes pour être décidées par le seul peuple suisse.

Selon l’UDC, le projet de contrat abandonne le principe d’équivalence des accords bilatéraux existants et soumettrait la Suisse à la réglementation européenne, notamment en matière de droit, de jurisprudence et d’application du droit. « Cet accord ne tient pas compte de l’indépendance de notre pays. Il n’y a qu’une seule réponse possible : un non catégorique », a déclaré Thomas Aeschi (ZG), président du groupe parlementaire UDC et conseiller national, lors d’une conférence de presse à Berne.

Le parti qualifie l’ensemble du contrat de « traité d’assujettissement de l’UE », craignant que l’adoption dynamique du droit européen ne supprime la démocratie directe en Suisse et ne réduise le rôle du Parlement et des cantons à presque rien. Martullo-Blocher (GR), vice-président de l’UDC, a affirmé que ce contrat équivaudrait à un accord d’asservissement pour un « État colonial », soulignant que la Suisse se retrouverait à appliquer plus de 32 années de droit européen rétroactivement.

L’UDC s’inquiète également des conséquences de ce paquet sur la libre circulation des personnes, qui, selon elle, contrevient à la Constitution fédérale. Le parti estime que l’adoption de la directive citoyenne de l’UE accorderait des droits égaux aux 450 millions de citoyens européens par rapport aux 6,5 millions de citoyens suisses, et que les citoyens de l’UE pourraient bénéficier d’un droit de séjour permanent après seulement cinq ans, même en cas de chômage ou de dépendance à l’aide sociale, ce qui engendrerait des coûts supplémentaires considérables pour les assurances sociales suisses.

En outre, l’UDC dénonce le risque de sanctions de la part de l’UE si les Suisses votaient contre une prise de contrôle légale exigée par l’Union, ce qui, selon le parti, rendrait impossible toute décision libre et souveraine. L’UDC demande donc l’abandon pur et simple de cette proposition et l’ouverture de nouvelles négociations avec l’UE concernant l’intégration institutionnelle de la Suisse dans la bureaucratie européenne.

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