Publié le 21 août 2024 14h15. L’Union européenne et l’Afrique du Sud ont conclu un partenariat stratégique pour le développement de l’extraction et de la transformation des minéraux critiques, une initiative visant à sécuriser l’approvisionnement européen en matières premières essentielles à la transition énergétique.
- L’accord prévoit une coopération renforcée dans l’exploitation des ressources minérales sud-africaines, notamment le platine, les terres rares, le manganèse et le chrome.
- La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, souligne l’importance de ces matières premières pour l’accélération de la transition énergétique en Europe.
- L’Afrique du Sud, riche en ressources, bénéficiera d’une valeur ajoutée grâce à la transformation locale des minéraux.
Un accord « sans précédent », selon le président sud-africain Cyril Ramaphosa, a été signé à Johannesburg en marge du sommet du G20. Cette coopération intervient dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes et de volonté de l’Europe de diversifier ses sources d’approvisionnement en matières premières critiques, actuellement dominées par la Chine.
L’Afrique du Sud possède des réserves considérables de ressources stratégiques. Selon l’United States Geological Survey (USGS), elle détient plus des trois quarts des réserves mondiales de platine et de métaux des terres rares. Le pays est également le premier producteur mondial de manganèse et un acteur majeur du marché du chrome.
« Nous avons besoin de ces matières premières pour faire avancer la transition énergétique ici et en Europe. »
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne
La Chine occupe une position dominante sur le marché mondial des terres rares, des éléments indispensables à de nombreux secteurs industriels, allant de l’électronique à la défense. Les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine ont mis en évidence la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement et la nécessité pour l’Union européenne de trouver de nouveaux partenaires fiables.
« Dans un environnement géopolitique de plus en plus instable, l’Europe s’efforce de sécuriser sa chaîne d’approvisionnement en matières premières critiques et de diversifier ses sources d’approvisionnement. »
Stéphane Séjourné, commissaire européen à l’Industrie
Cet accord marque une étape importante dans la stratégie de l’UE visant à réduire sa dépendance vis-à-vis d’un seul fournisseur et à garantir un accès durable aux matières premières essentielles à sa compétitivité et à sa sécurité énergétique. Les 27 États membres de l’UE espèrent ainsi renforcer leur autonomie stratégique dans un contexte international en mutation.
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