L’extension du périmètre « Roam like at home » en 2026

Le smartphone est devenu l’outil indispensable du voyageur, mais son coût à l’étranger reste une source d’incertitude pour beaucoup. Pour pallier ce problème, l’Union européenne a instauré en 2017 un système appelé Roam like at home. Ce mécanisme permet d’utiliser son forfait mobile national sans frais supplémentaires dès lors que l’on se trouve dans la zone couverte.
Initialement, ce périmètre englobait les 27 États membres de l’Union européenne, ainsi que l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège. Le dispositif s’étendait également à certains territoires ultra-marins, notamment les départements français d’outre-mer, ainsi que les Açores, Madère et les Canaries.
L’intégration de nouveaux pays ne relève pas seulement d’une commodité technique. C’est un signal fort d’alignement réglementaire et politique. En ouvrant l’accès à la gratuité du roaming, l’UE facilite la mobilité et renforce les liens avec des nations candidates ou partenaires.
Le calendrier d’intégration des nouveaux pays

L’année 2026 marque un tournant dans l’élargissement de cette zone de gratuité. Le processus a débuté dès le premier jour de l’année avec l’inclusion de deux pays stratégiques.
Les nations concernées par cette seconde phase d’intégration sont l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, la Macédoine du Nord, le Monténégro et la Serbie. Une fois ce déploiement terminé, les voyageurs pourront utiliser leur téléphone sans frais dans près de quarante destinations différentes.
Cette expansion couvre désormais la quasi-totalité du continent européen, réduisant les barrières numériques pour les citoyens et les professionnels circulant entre l’Europe occidentale et les Balkans ou l’Europe de l’Est.
Les zones d’ombre : Suisse, Royaume-Uni et Turquie
Malgré cette généralisation, tout le continent n’est pas uniformly couvert. Trois destinations très fréquentées échappent encore à la règle commune, et pour des raisons très différentes.
Le cas du Royaume-Uni est le plus emblématique. Depuis le Brexit, le système ne s’applique plus officiellement. Le marché est désormais laissé à la discrétion des opérateurs. Si beaucoup d’entre eux choisissent encore de ne pas facturer de frais supplémentaires pour maintenir leur attractivité, rien ne les y oblige légalement.
La situation est similaire en Suisse. Théoriquement, l’utilisation d’un abonnement français peut engendrer des frais d’itinérance. Toutefois, la majorité des opérateurs ont mis en place des aménagements ou des gratuités pour éviter de pénaliser leurs clients.
La Turquie reste la zone la plus risquée. Le roaming peut y coûter très cher si l’utilisateur ne vérifie pas son contrat au préalable. Contrairement aux pays des Balkans qui s’alignent sur les standards européens, la Turquie demeure en dehors de ce dispositif de gratuité.
L’impact pour l’utilisateur final

Pour le voyageur, la règle d’or reste la vigilance. Même si la liste des pays gratuits s’allonge, la distinction entre un pays membre de l’UE, un pays de l’Espace économique européen et un pays ayant signé un accord spécifique peut être confuse.
L’enjeu actuel se déplace vers la transparence des opérateurs. Alors que le cadre légal s’élargit, la responsabilité revient aux clients de confirmer les détails de leur forfait avant tout départ, surtout vers des destinations comme la Turquie ou le Royaume-Uni où les politiques commerciales varient d’un mois à l’autre.
L’intégration progressive des Balkans d’ici la fin de l’année 2026 devrait stabiliser le marché et rendre les communications transfrontalières presque invisibles financièrement pour la majorité des Européens.