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L’UE ne semble pas prête à empêcher Donald Trump de s’emparer du Groenland – The Irish Times

Publié le 6 janvier 2026 06:58:00. L'Europe observe avec inquiétude la réapparition des ambitions de Donald Trump concernant le Groenland, mais semble incapable de réagir face à cette menace potentielle pour sa sécurité et son ordre international. Les…

L’UE ne semble pas prête à empêcher Donald Trump de s’emparer du Groenland – The Irish Times

Publié le 6 janvier 2026 06:58:00. L’Europe observe avec inquiétude la réapparition des ambitions de Donald Trump concernant le Groenland, mais semble incapable de réagir face à cette menace potentielle pour sa sécurité et son ordre international.

  • Les dirigeants européens craignent que Donald Trump ne concrétise ses déclarations sur la prise de contrôle du Groenland.
  • La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, estime que Trump est sérieux dans son intention d’acquérir le Groenland.
  • Les enjeux stratégiques du Groenland, liés au changement climatique et à l’accès aux ressources naturelles, augmentent son intérêt géopolitique.

L’idée d’une possible acquisition du Groenland par les États-Unis a refait surface après la publication d’une carte du Groenland accompagnée du mot « BIENTÔT » par Katie Miller, ancienne responsable de la Maison Blanche. Cette publication, survenue après une intervention américaine au Venezuela, a été suivie de déclarations du président Trump lui-même, affirmant que les États-Unis avaient toujours besoin du Groenland pour leur sécurité nationale. Mette Frederiksen, la Première ministre danoise, a exprimé sa conviction que ces déclarations ne sont pas à prendre à la légère.

« Il veut le Groenland. C’est un conflit – nous sommes d’accord là-dessus. »

Mette Frederiksen, Première ministre danoise

Le Groenland, ancienne colonie danoise, bénéficie d’un large degré d’autonomie, notamment en matière de politique intérieure, mais reste lié au Royaume du Danemark pour la politique étrangère, la défense et la politique monétaire. Frederiksen a souligné la distinction entre l’intervention américaine au Venezuela et une éventuelle action contre le Groenland, avertissant que toute attaque contre un pays de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) entraînerait l’effondrement de l’ordre international actuel.

« Si les États-Unis choisissaient d’en attaquer un autre pays de l’OTAN, alors tout prendrait fin. La communauté internationale telle que nous la connaissons, les règles du jeu démocratiques, l’OTAN, l’alliance défensive la plus puissante du monde – tout cela s’effondrerait si un pays de l’OTAN choisissait d’en attaquer un autre. »

Mette Frederiksen, Première ministre danoise

Donald Trump justifie son intérêt pour le Groenland par des considérations de sécurité nationale, soulignant l’importance stratégique croissante de l’Arctique en raison du changement climatique et de la fonte des glaces. L’ouverture de nouvelles voies maritimes, comme une potentielle route transpolaire à travers l’océan Arctique d’ici 2050, rendrait le Groenland encore plus précieux. De plus, la fonte des glaces faciliterait l’accès aux importantes réserves de pétrole, de gaz et de minéraux du Groenland, notamment le zinc, le fer, le cuivre, le nickel, le cobalt, l’uranium, le graphite, le niobium, le néodyme, le dysprosium et le praséodyme. En novembre 2023, la Commission européenne a d’ailleurs signé un accord minier avec le Groenland, soulignant la présence de 25 des 34 matières premières critiques pour l’industrie européenne et la transition verte. Communiqué de presse de la Commission européenne

Les réactions des dirigeants européens et de la Commission face aux menaces de Trump à l’égard du Groenland restent mesurées, similaires à celles observées lors de l’intervention américaine au Venezuela ou face aux menaces tarifaires passées. Cette attitude reflète une dépendance persistante à l’égard des États-Unis, qui limite la capacité de l’Europe à faire face à des pressions de Washington, même lorsqu’elles mettent en péril sa propre sécurité.

Stephen Miller, conseiller de la Maison Blanche, a affirmé lundi soir que l’annexion du Groenland était désormais une politique américaine établie, tout en écartant la possibilité d’une intervention militaire pour y parvenir.

« Les États-Unis devraient intégrer le Groenland aux États-Unis. Il n’est même pas nécessaire de penser ou d’en parler dans le contexte que vous posez, celui d’une opération militaire. Personne ne combattra militairement les États-Unis pour l’avenir du Groenland. »

Stephen Miller, conseiller de la Maison Blanche

Compte tenu de l’inaction observée jusqu’à présent, il semble peu probable que l’Europe prenne des mesures significatives, qu’elles soient militaires ou diplomatiques, pour contrer les ambitions de Donald Trump concernant le Groenland.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.