La Nasa a mis à l’honneur, le 15 septembre 2026, une rare photographie d’un alignement céleste entre la Lune et Vénus prise en plein jour depuis Cessy, dans l’Ain, par le photographe Arnaud Mariat. L’agence américaine souligne la rareté de ce phénomène d’occultation visible seulement sur une infime partie de la surface terrestre.
Un rare alignement diurne immortalisé dans l’Ain
Chaque jour, la plateforme Astronomy Picture of the Day de la Nasa met en avant des clichés du ciel envoyés par des observateurs du monde entier, qu’ils travaillent pour des agences spatiales ou qu’ils soient de simples amateurs. Ce mardi 15 septembre 2026, l’attention de l’agence américaine s’est portée sur un spectaculaire cliché capturé en France, plus précisément à Cessy, une commune située dans le département de l’Ain.
Le photographe Arnaud Mariat a immortalisé un alignement céleste rare, caché en plein jour, alors que la Lune se dissimulait derrière une fine couche de nuages vers midi. Rapidement, un point lumineux a fait son apparition aux côtés de l’astre de la nuit : la planète Vénus, souvent appelée l’Étoile du berger. Sur le cliché partagé en ligne, la Lune présente un croissant éclairé à 10 % par le Soleil, tandis que Vénus affiche une surface illuminée à 25 %.
Vénus semblait plus brillante car elle est plus proche du Soleil, et parce que ses nuages réfléchissent davantage la lumière que la surface lunaire sombre.
La Nasa
D’après les explications relayées par l’agence spatiale, ce phénomène correspond à une occultation de Vénus par la Lune, un événement bien différent d’une éclipse classique observée plus tôt dans l’année, le 12 août. Ce type de rapprochement ne se révèle observable que depuis environ 10 % de la surface terrestre. Pour les passionnés d’astronomie manquant cette occasion, la Nasa indique déjà qu’un prochain rendez-vous similaire est programmé au 7 novembre 2026, cette fois depuis le sud de l’Amérique du Sud.
Le mystère géologique de Vénus et son absence de lune
Tandis que la voûte céleste offre parfois de tels spectacles, les planétologues continuent de s’interroger sur l’histoire de la voisine de la Terre. Vénus partage une structure, une masse et une taille comparables à celles de notre planète, mais elle se distingue par un détail de taille : elle ne possède aucun satellite naturel. Une étude publiée par des chercheurs de l’Université de Californie à Riverside dans The Astrophysical Journal apporte un éclairage inédit sur cette anomalie.
Les théories précédentes oscillaient entre une collision destructrice avec un corps massif ou l’absence totale de formation d’une lune primitive autour de Vénus. Les travaux menés par l’astrophysicien Stephen Kane démontrent qu’aucun de ces scénarios n’est indispensable. En modélisant les interactions gravitationnelles, l’équipe a mis en évidence que la gravité de la planète elle-même combinée au rythme de sa rotation a naturellement conduit la lune à s’effondrer sur sa surface.

My study shows Venus didn’t require a catastrophe to arrive at what we can see today.
Stephen Kane, astrophysicien et auteur principal à l’UCR
Sur Terre, l’éloignement progressif de la Lune, estimé à environ quatre centimètres par an d’après les mesures réalisées grâce aux miroirs déposés par la mission Apollo 11, s’explique par la rapidité de rotation de notre planète, fixée à 24 heures. L’énergie cinétique est ainsi transférée vers le satellite. Vénus adopte un comportement strictement inverse. Sa rotation extrêmement lente s’élève à 243 jours terrestres pour un seul tour sur elle-même. Dans ces conditions, la gravité vénusienne conjuguée à la lenteur de la rotation a entraîné la spirale et l’impact inévitable d’une lune primitive vers l’intérieur du globe.
Des débris de fusée SpaceX au cratère lunaire mesuré par la Nasa
L’actualité de la Lune s’écrit également à travers les impacts d’origine humaine. Un étage supérieur de fusée Falcon 9 de SpaceX, abandonné sur une orbite haute après le lancement de la mission Firefly Blue Ghost 1 en janvier 2025, a fini par s’écraser sur la surface lunaire à sept fois la vitesse du son. L’événement, survenu le 5 août 2026, a fait l’objet d’un suivi minutieux de la part de la communauté astronomique internationale.

Le Center for Near Earth Object Studies de la Nasa a anticipé la trajectoire du débris de 45 pieds de long et de 8 800 livres, avant de transmettre ses données à des équipes basées en Corée du Sud. Ces dernières ont rapidement pointé la zone à l’aide de la caméra embarquée à bord de la sonde Korea Pathfinder Lunar Orbiter, baptisée Danuri. Par la suite, le Lunar Reconnaissance Orbiter a pointé ses instruments vers le site pour documenter les dégâts.
Les images collectées entre le 11 et le 12 août par le Lunar Reconnaissance Orbiter permettent d’observer le premier impact de fusée de l’histoire sur la Lune sous différents angles d’éclairage. L’analyse confirme que le choc a creusé une cavité de 60 pieds de large et de 10 pieds de profondeur, située précisément aux coordonnées 19.4759°N et 266.7138°E, à une altitude de 1 676 pieds.