Un lycéen de 17 ans a été roué de coups et une conseillère municipale prise à partie, entraînant l’ouverture d’une enquête judiciaire.
Tandis que le match s’est soldé par un score nul de un partout, les abords de l’enceinte sportive ont été le théâtre d’agressions violentes à caractère raciste, documentées par plusieurs médias et confirmées par les autorités judiciaires saisies de l’affaire.
Un lycéen de 17 ans lynché sur le parvis du Groupama Stadium
La première agression s’est déroulée avant le coup d’envoi de la rencontre comptant pour la deuxième journée de Ligue 1. Un adolescent de 17 ans, qui ne se rendait pas au match et rentrait d’une partie de futsal à l’OL Vallée accompagné de ses amis, a croisé la route de plusieurs dizaines de personnes, dont certaines dissimulaient leur visage sous des cagoules et étaient armées de matraques.
Si les amis du jeune homme sont parvenus à s’enfuir, la victime n’a pas pu leur échapper. Le groupe l’a roué de coups de pied et de poing sur le parvis du stade. Grièvement blessé, le lycéen souffre d’une mâchoire fracassée, d’un nez cassé, ainsi que de nombreuses plaies et ecchymoses. Bouversée par l’état de son enfant, sa mère a pris la parole sur les réseaux sociaux.
Ils ont failli tuer mon fils, ils l’ont massacré.
La mère de la victime, sur Facebook
Une conseillère municipale de Rillieux-la-Pape agressée à son tour
Au lendemain de la rencontre, un second incident aux relents racistes a été rendu public. Meriem Bouchedda, conseillère municipale à L’Équipe Rillieux-la-Pape, a été prise à partie avec son conjoint sur le parvis du stade à l’issue du match. Selon le récit de l’élue locale, des supporters ont proféré des insultes à caractère raciste avant de rouer son compagnon de coups. En tentant de s’interposer et de porter secours à son mari, qui s’est vu prescrire quinze jours d’ITT, l’élue a elle-même été frappée.

Dans une interview accordée à 20minutes, l’élue a également souligné la présence de supporters arborant des écharpes des Bad Gones, le principal groupe ultra de l’Olympique lyonnais, ainsi que des t-shirts portant l’inscription « identité Lyon ». Selon ses déclarations, ces individus ont assisté à la scène en se moquant. Une plainte a également été déposée le soir même par le couple.
La réaction de l’Olympique lyonnais et l’ouverture d’une enquête interne
Face à ces signalements répétés, la direction du club rhodanien a réagi par le biais d’un communiqué officiel.
Le club a officiellement indiqué qu’il condamne fermement toute forme de violence et apporte son soutien aux victimes
, tout en annonçant le lancement immédiat de une enquête interne pour établir l’ensemble des faits
survenus en marge de cette rencontre de Ligue 1.