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Maladies rhumatismales auto-immunes : risque accru de COVID long selon une étude

Une cohorte américaine de grande envergure publiée le 14 octobre 2026 révèle que les patients atteints de maladies rhumatismales auto-immunes affichent un risque accru d’environ…

Maladies rhumatismales auto-immunes : risque accru de COVID long selon une étude

Une cohorte américaine de grande envergure publiée le 14 octobre 2026 révèle que les patients atteints de maladies rhumatismales auto-immunes affichent un risque accru d’environ 56 % de développer un COVID long après une infection au SARS-CoV-2.

Analyse de la cohorte nationale américaine et résultats principaux

Les patients souffrant de maladies rhumatismales auto-immunes font face à une menace distincte face aux formes prolongées de la maladie. Selon une étude parue dans Arthritis & Rheumatology, le COVID long touche 2,8 % des personnes atteintes de ces pathologies, contre seulement 1,5 % des individus témoins ne présentant pas ces affections.

Les chercheurs se sont appuyés sur les données du National Clinical Cohort Collaborative pour examiner l’impact de la dysrégulation immunitaire. Beaucoup de nos patients atteints de maladies rhumatismales auto-immunes demandaient s’ils étaient plus susceptibles de développer un COVID long, et nous n’avions pas de bonnes réponses, a expliqué Namrata Singh, via Healio.

Les études antérieures avaient déjà établi des liens entre les décès dus à la maladie et les rhumatismes inflammatoires chroniques, mais les connaissances sur les manifestations prolongées restaient limitées. J. Anzalone et H. Stevenson, a donc cherché à combler cette lacune grâce à l’analyse de données recueillies à l’échelle nationale.

Maladies rhumatismales auto-immunes : risque accru de COVID long selon une étude
Photo : Emjreviews

Facteurs de risque identifiés et exposition aux traitements

L’analyse multivariée confirme cette vulnérabilité accrue avec un ratio de risque ajusté de 1,56 (intervalle de confiance à 95 %, 1,45-1,67). Au-delà du diagnostic initial, plusieurs facteurs aggravent la probabilité de persistance des symptômes chez ces patients.

Les cliniciens signalent des profils particulièrement exposés au sein de cette population. Les groupes à haut risque englobent les patients souffrant de maladies pulmonaires ou d’obésité, ainsi que ceux ayant été exposés à certains traitements immunomodulateurs.

Ces thérapies immunosuppressives et stéroïdiennes étaient déjà reconnues pour accroître la sévérité de la phase aiguë du COVID-19, mais leur influence sur la persistance des symptômes à long terme méritait d’être examinée en détail par l’équipe scientifique.

Méthodologie de l’étude et calendrier de suivi

L’étude rétrospective a ciblé les adultes enregistrant une première infection documentée au SARS-CoV-2 entre septembre 2021 et décembre 2023. Le suivi clinique s’est prolongé jusqu’en décembre 2024.

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Photo : healthday.com

La définition du COVID long reposait sur la présence d’un code U09.9 de la classification internationale des maladies (ICD-10-CM) ou sur une consultation médicale dédiée enregistrée entre 28 et 365 jours après l’infection initiale. Les travaux soulignent la nécessité d’une vigilance accrue de la part des professionnels de santé face à ces manifestations prolongées, comme le rapporte Healthday.

Stratégies de prévention et recommandations cliniques

Face à ces vulnérabilités immunitaires, les spécialistes rappellent que la prévention demeure un levier indispensable pour encadrer les patients suivis en rhumatologie.

Ces résultats soulignent la nécessité d’une surveillance ciblée et d’une enquête plus approfondie sur les mécanismes et les stratégies de prévention du COVID long chez les patients atteints de maladies auto-immunes.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.