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Manifestations du 31 octobre : le Conseil d’État valide les interdictions

La manifestation nationale contre la vie chère du samedi 31 octobre 2026 en France se déroule dans un climat globalement calme à 14 heures, avec 15 000 participants recensés à…

Manifestations du 31 octobre : le Conseil d'État valide les interdictions

La manifestation nationale contre la vie chère du samedi 31 octobre 2026 en France se déroule dans un climat globalement calme à 14 heures, avec 15 000 participants recensés à travers 65 actions. À Paris, le cortège s’est élancé de la porte de Bagnolet vers la porte de Charenton après l’interdiction de l’itinéraire initial par le Conseil d’État.

Le Conseil d’État valide les interdictions de parcours à Paris

Le troisième week-end consécutif de mobilisation contre la vie chère s’organise ce samedi 31 octobre 2026 dans un contexte sécuritaire strict. À Paris, la Préfecture de police avait initialement interdit le parcours traditionnel entre la place de la Bastille et la place de la Nation.

Une décision validée en urgence par le Conseil d’État. Le seul itinéraire autorisé emprunte le boulevard des Maréchaux dans l’est parisien, reliant la porte de Bagnolet à la porte de Charenton.

Les autorités redoutaient une situation insurrectionnelle dans la capitale.

La présence était estimée de 300 à 600 militants d’ultragauche, de contestataires sociétaux violents, renforcés par plusieurs centaines de jeunes des quartiers populaires de petite et grande couronne (parisienne), aguerris aux violences urbaines, selon un document de la direction de l’ordre public et de la circulation consulté par Franceinfo.

Emmanuel Macron avait exprimé plus tôt la volonté que ces cortèges ne se tiennent plus au cœur des centres-villes afin d’empêcher les pillages constatés les semaines précédentes.

Dans la capitale, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a rappelé que la nuit d’Halloween ne constituait pas un motif légitime pour se masquer l’espace public dans le but de commettre des infractions. Les services de transport ont également pris part à ce dispositif strict, fermant dès l’aube plusieurs stations et points stratégiques situés près des lieux de pouvoir et des Champs-Élysées.

Quinze mille manifestants recensés à travers la France

À 14 heures, le ministère de l’Intérieur a fait état d’une situation globalement calme sur l’ensemble du territoire national.

Les mobilisations ont rassemblé 15 000 manifestants pour 65 actions recensées, marquant une baisse par rapport aux semaines précédentes. Pour mémoire, les autorités avaient dénombré 37 000 participants le 24 octobre et 67 000 le 17 octobre.

À Lyon, on observe de premiers affrontements entre black blocs et forces de l’ordre
Photo : Le Figaro

Le cortège parisien est parti sous la conduite des services d’ordre de la CGT et de Force ouvrière, rejoints par les figures historiques Jérôme Rodriguez et Fabrice Balossini, ainsi que par les personnalités politiques Jean-Luc Mélenchon, Rima Hassan et Manon Aubry.

Du côté de Nantes, les autorités redoutaient une forte affluence de casseurs.

Des tirs de gaz lacrymogène ont visé des manifestants bloqués près d’un pont par les forces de l’ordre, alors que les sacs des passants étaient fouillés au niveau du château des Ducs.

L’Union étudiante annonce de nouveaux blocages

En marge du défilé parisien parti de la porte de Bagnolet, les organisations étudiantes, lycéennes et syndicales ont exprimé leur opposition aux interdictions de parcours, avec la présence de Sabrine Kharbach pour l’Union étudiante.

Dès ce mardi, on va bloquer nos universités et lycées et on bloquera jeudi également pour ensuite aller en manifestation le 5 novembre à l’appel des travailleurs et travailleuses.

Sabrine Kharbach, porte-parole de l’Union étudiante, via La Croix

Les manifestants présents dans les rues ont exprimé des motifs. Ils vont des réclamations concernant la fin de Parcoursup ou la hausse des salaires jusqu’aux critiques visant le système capitaliste et la politique d’Emmanuel Macron, dans une atmosphère où certains participants étaient déguisés, à l’instar d’Éric Akopian arborant une tenue de Gandalf.

Le défilé parisien est parvenu à son terme en fin d’après-midi à la porte de Charenton, où les forces de l’ordre ont procédé à l’évacuation des participants au moyen de consignes diffusées par haut-parleur. Un couvre-feu nocturne a par ailleurs été décrété pour les nuits à venir dans certains secteurs ciblés de la capitale, prolongeant les mesures d’exception de cette journée.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.