Publié le 5 janvier 2026 20:55:00. L’ONU exprime sa préoccupation face à la répression des manifestations en Iran, qui ont fait au moins 20 morts, tandis que les tensions s’intensifient avec les déclarations de soutien des États-Unis aux protestataires et les accusations iraniennes contre Washington.
- Au moins 20 personnes, dont trois enfants, ont été tuées lors des manifestations qui secouent l’Iran depuis la semaine dernière.
- Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, appelle à la désescalade et au respect des libertés d’expression et de réunion.
- L’Iran a porté plainte auprès de l’ONU et du Conseil de sécurité contre les « menaces illégales » formulées par les États-Unis.
Les manifestations, qui se sont propagées à la majorité des provinces iraniennes, ont éclaté la semaine dernière et se poursuivent, selon des militants des droits de l’homme. Des vidéos diffusées lundi montrent des rassemblements à Téhéran et à Yasuj, confirmant la persistance des protestations.
Les groupes de défense des droits de l’homme font état d’une répression violente des forces de sécurité, avec au moins 20 décès et des centaines d’arrestations, incluant des mineurs. Le bilan pourrait s’alourdir dans les prochains jours.
La situation a suscité des réactions internationales. Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi que son pays viendrait au « secours » des manifestants si le gouvernement iranien continuait à recourir à la force meurtrière. Il a même affirmé que les États-Unis étaient « verrouillés, chargés et prêts à partir », une déclaration qui a exacerbé les tensions.
En réponse, l’Iran a déposé une plainte auprès du secrétaire général de l’ONU et du Conseil de sécurité, dénonçant les « menaces illégales » proférées par Washington et exigeant leur condamnation.
Lors d’un point de presse à New York lundi, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a rapporté que le secrétaire général António Guterres avait souligné la nécessité d’éviter de nouvelles victimes.
« Il appelle également les autorités à respecter le droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique. Tous les individus doivent être autorisés à manifester pacifiquement et à exprimer leurs doléances. »
Stéphane Dujarric, porte-parole de l’ONU
M. Guterres a également insisté sur l’importance pour tous les acteurs, en Iran et dans la région, de « s’abstenir de toute action susceptible d’exacerber les tensions et de contribuer à l’instabilité ».