Publié le 5 janvier 2026 à 14h59. La construction du nouveau centre national d’urgence 911 aux Philippines est au point mort depuis plus de deux ans, malgré un budget de plus de 195 millions de pesos (environ 3,4 millions d’euros). Un rapport d’audit révèle des incohérences dans les paiements effectués à l’entrepreneur et met en lumière des lacunes dans le suivi du projet.
- Le bâtiment du Bureau national d’urgence 911 et du Centre de commandement (NOCC) reste inachevé, bien après la date cible d’avril 2022.
- La Commission d’audit (COA) a identifié des facturations progressives non justifiées par l’état d’avancement réel des travaux.
- Un avis de résiliation a été émis à l’entrepreneur, mais sa réception n’a pas été confirmée.
Le projet, situé à Quezon City, visait à moderniser le système d’intervention d’urgence aux Philippines en remplaçant l’ancien Patrol 117 par un système national unifié et accessible. Un protocole d’accord (MOA) avait été signé en septembre 2019 entre la National Housing Authority (NHA) et le ministère de l’Intérieur et des Gouvernements locaux (DILG) pour l’utilisation d’un terrain de 3 000 mètres carrés au sein d’un site de 4 617,30 mètres carrés.
Initialement prévu pour être achevé entre décembre 2020 et décembre 2021, le calendrier a été repoussé à avril 2022 en raison de conditions météorologiques défavorables, de difficultés à obtenir les permis nécessaires et de la présence de squatters sur le site. Cependant, les travaux ont été complètement interrompus en décembre 2022. Selon un rapport d’évaluation du DILG daté du 30 août 2024, l’avancement du projet n’était que de 65 %, en décalage avec les 68,02 % annoncés par l’entrepreneur, ce qui représente un écart financier de 5 023 383,83 pesos (environ 87 000 euros).
La COA souligne que, bien que la responsabilité de l’achèvement du projet incombe à l’entrepreneur, la direction est également tenue de superviser étroitement sa mise en œuvre. Elle met en garde contre les conséquences du retard prolongé, qui compromet non seulement la qualité des services d’urgence, mais expose également la structure inachevée aux intempéries et à une détérioration potentielle.
La COA recommande que le responsable du projet élabore un plan de rattrapage pour accélérer l’achèvement des travaux et qu’une action en justice soit envisagée contre l’entrepreneur défaillant.
« Il est souligné que même si les obligations contractuelles incombent à l’entrepreneur, la responsabilité première du suivi et de la supervision étroite de la mise en œuvre du projet incombe à la direction. »
Commission d’audit (COA)