Le premier ministre Mark Carney a réuni lundi à Ottawa les dirigeants des Premières Nations et des homologues provinciaux pour la première fois en vingt ans. Carney s’est dit ouvert à réformer ou à abolir la Loi sur les Indiens, qualifiant le texte de loi de raciste et d’anachronisme.
Cette assise nationale, la première du genre depuis les pourparlers de l’Accord de Kelowna en 2005, a rassemblé des premiers ministres provinciaux et territoriaux ainsi que des dirigeants autochtones à Ottawa.
Ottawa réunit les Premières Nations pour aborder les grands projets
Les chefs de gouvernement ont reçu une petite quantité de tabac à employer pour prier afin de dissiper ces inquiétudes. En amont des discussions officielles à huis clos, les participants ont pris part à une cérémonie traditionnelle autochtone sur l’enceinte du bâtiment Diefenbaker, où les premiers ministres ont suivi Mme Woodhouse Nepinak jusqu’à un arbre pour y déposer le tabac au pied du tronc.

Carney envisage l’abolition de la loi sur les Indiens
M. Kinew avait brandi sa propre carte de statut pendant une pause à midi, affirmant qu’elle l’identifie comme un « Indien au sens de la Loi sur les Indiens » et arguant que le Canada ne devrait plus avoir de « système d’identification fondé sur la race ».
C’est une loi raciste, un anachronisme de notre passé. Ça commence avec le nom même de cette loi. C’est difficile de le dire, et, pourtant, c’est encore la loi du pays.
Carney a déclaré qu’il était temps de dépasser la législation actuelle. Le chef du gouvernement fédéral a demandé à ses ministres de travailler en partenariat avec les Premières Nations pour définir ensemble cette nouvelle trajectoire, assurant que Ottawa n’imposerait pas sa vision.
Ottawa promet un fonds souverain et de nouveaux services de police
M. Carney a demandé au ministre des Finances de travailler avec les dirigeants afin de déterminer la manière la plus efficace d’établir un tel fonds souverain des Premières Nations, proposé à l’origine par la Première Nation des Chippewas de la Thames pour mettre en commun des capitaux et permettre aux communautés de détenir une participation directe dans de grands projets.

Le Québec et l’Alberta boudent la table ronde fédérale
Le nouveau premier ministre du Québec, Paul St-Pierre Plamondon, a choisi de bouder la rencontre fédérale, expliquant vouloir privilégier une autre approche avec les autochtones et des relations de nation à nation directement sur le territoire, tout en confirmant des rencontres à venir avec le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL). La première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, a également décliné l’invitation en raison de la rentrée de la période de questions dans sa province, de même que le premier ministre de la Colombie-Britannique.
Mark Carney a regretté ces absences, estimant que si on veut gouverner, il faut assister, être là et participer pour discuter des choses fondamentales pour le pays
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