Le programme soviétique a écrit l’histoire grâce à une incursion que l’on oublie souvent. Le 2 décembre 1971, l’atterrisseur soviétique Mars 3 a accompli ce qu’aucun engin humain n’avait réalisé auparavant en se posant en douceur à la surface martienne.
Une première sur Mars écourtée par le silence
Les transmissions se sont interrompues après seulement 14,5 secondes, selon les données du JPL, le laboratoire de propulsion de la NASA. De son côté, l’Agence spatiale européenne évoque une durée légèrement supérieure, avoisinant les 20 secondes.
Cette descente minutieuse à travers une atmosphère encore mal connue a été immédiatement suivie par une panne des communications.
Une tempête fatale pour l’atterrisseur
L’hypothèse la plus solide désigne cet événement météorologique comme la cause probable des dégâts infligés à l’électronique de l’atterrisseur. Cette panne ou celle de son antenne est survenue dès les premiers instants suivant le contact avec le sol.
Une tempête de poussière d’une violence exceptionnelle enveloppait la totalité de la planète. La fragilité de cette liaison s’inscrit directement dans ce climat.
Cinq jours plus tôt, le 27 novembre 1971, son jumeau Mars 2 était devenu le premier objet façonné par l’homme à toucher la planète, mais s’était écrasé, victime de conditions similaires.
Mars 3 souffrait de la rigidité de sa programmation.
En comparaison, la sonde américaine Mariner 9 était entrée en orbite autour de Mars le 13 novembre 1971, devenant le premier engin humain à orbiter un autre astre que la Terre.
En avril 2013, des images transmises par le Mars Reconnaissance Orbiter ont permis d’identifier les débris de Mars 3, incluant son parachute, son bouclier thermique, sa rétrofusée et l’atterrisseur lui-même dans le cratère Ptolemaeus.