L’ancien président de la Chambre des représentants philippine, Martin Romualdez, a été transféré le lundi 14 septembre 2026 de l’hôpital général des Philippines vers le dortoir masculin de la nouvelle prison de Quezon City à Payatas, après que des médecins ont jugé son état clinique stable.
L’ancien dirigeant politique se trouve incarcéré dans le cadre de poursuites pour corruption concernant des rétrocommissions présumées d’un montant de 7,44 milliards de pesos. La décision de transfert émane de la troisième division du Sandiganbayan, intervenue tout juste avant la date fixée pour son arraignment le mercredi 16 septembre 2026.
Évaluation médicale et transfert depuis le PGH vers Payatas
Placé sous mandat d’arrêt à la suite d’enquêtes menées par le bureau de l’Ombudsman le 7 septembre 2026, l’ancien responsable politique s’était d’abord fait admettre au Cardinal Santos Medical Center à San Juan City. Transféré par la suite au Philippine General Hospital pour des examens indépendants ordonnés par la justice, il a finalement reçu le feu vert médical pour quitter l’établissement hospitalier.
Le directeur médical du Philippine General Hospital, le docteur Gerardo Legaspi, a indiqué au tribunal que l’intéressé ne nécessitait plus d’hospitalisation en soins aigus. Les médecins ont qualifié le patient de cliniquement stable tout en précisant qu’une angine instable avait été jugée non démontrée lors des évaluations cliniques.
Le secrétaire à l’Intérieur, Juanito Victor Remulla, a confirmé aux journalistes que le convoi pénitentiaire est arrivé à la prison de Payatas en soirée. Le tribunal a fixé l’audience de lecture des charges et la phase préparatoire au mercredi 16 septembre 2026 à 8h30.
Gestion des conditions de santé au sein de l’établissement pénitentiaire
Bien que les rapports médicaux aient écarté l’urgence d’une crise cardiaque, l’équipe soignante a rappelé que l’ancien député souffre de diverses pathologies chroniques. Les examens ont notamment mentionné une coronaropathie chronique, une hypothyroïdie, des épisodes d’apnée du sommeil ainsi que des troubles anxieux et dépressifs traités par médication.
Le médecin-chef du dortoir de la prison de Quezon City, le docteur Henry Fabro, a toutefois apporté des garanties quant à la prise en charge médicale sur place.
À son arrivée dans cette unité carcérale, le mis en cause rejoint d’autres personnalités impliquées dans des dossiers de détournements de fonds publics, à l’instar du sénateur Jinggoy Estrada.
Réactions et perspectives judiciaires à l’approche de l’audience
Dans une déclaration publique, le prévenu a exprimé sa reconnaissance envers le corps médical des différents établissements hospitaliers l’ayant examiné. Il a affirmé sa volonté de répondre aux accusations formulées à son encontre.

Martin Romualdez a déclaré par l’intermédiaire de Rappler qu’il avait toujours affirmé qu’il ferait face aux accusations portées contre lui et y répondrait devant le tribunal compétent.
Les procureurs maintiennent que le système de rétrocommissions évalué à plusieurs milliards de pesos impliquait des contrats d’infrastructure et des projets de contrôle des inondations. La procédure judiciaire franchira une étape décisive lors de l’audience d’arraignment programmée par la justice anti-corruption.