La marque McLaren a dévoilé une nouvelle identité visuelle inspirée directement de la station-service de Remuera, près d’Auckland, qu’exploitait la famille de son fondateur Bruce McLaren. Cette refonte marque un investissement de plus d’un milliard de dollars néo-zélandais et rapproche la compétition et l’automobile sous une même bannière.
L’héritage d’une station-service d’Auckland au cœur de la nouvelle image
L’histoire de l’une des écuries les plus emblématiques du sport automobile mondial plonge ses racines dans un garage de quartier. Fondée par le Néo-Zélandais Bruce McLaren au Royaume-Uni en 1963, l’équipe tire ses origines d’une station-service située à Upland Road, dans la banlieue d’Auckland à Remuera. C’est le père de Bruce, Les McLaren, qui avait commencé à exploiter ce commerce en 1936, offrant à son fils un terrain d’apprentissage grandeur nature pour la mécanique automobile.
Bruce et son père avaient racheté le bâtiment en 1959 alors que la carrière de pilote du jeune Néo-Zélandais décollait. La famille a conservé la propriété de ces lieux jusqu’à la disparition tragique de Bruce McLaren, survenue lors d’un essai au circuit de Goodwood dans le Sussex de l’Ouest en Angleterre le 2 juin 1970, comme le rappelle la presse néo-zélandaise. La typographie du nouveau logo reprend les codes visuels qui ornaient autrefois cette station de Remuera Road, où le pilote a conçu ses premières voitures victorieuses aux côtés de figures comme Jack Brabham.
Une identité unifiée entre sport et automobile
La nouvelle image de marque abandonne le grand « M » incliné utilisé depuis le début des années 1980 au profit d’un lettrage épuré, où toutes les lettres s’affichent sur la même ligne à l’exception d’un petit « c » souligné d’un trait distinctif. Cette signature textuelle s’affichera désormais sur les supercars — à l’instar du prototype McL 6GT présenté lors de la Monterey Car Week — et s’accompagnera de la célèbre « Speedmark », la virgule inversée aux accents papaye apparue à la fin des années 1990.

Lou McEwen, directrice du marketing chez McLaren Racing, a déclaré que McLaren avait énormément évolué au fil des années mais que, si l’on regardait l’histoire de l’entreprise dans l’automobile et la compétition, il était poignant de voir combien la vision originelle de Bruce McLaren continuait de guider la compagnie aujourd’hui, ajoutant que cette évolution de leur identité créait un pont entre l’héritage dont ils étaient fiers et leur ambition pour le futur.
Ce rapprochement permet de fusionner la division automobile et la compétition sous une bannière cohérente, tout en maintenant les liens profonds de l’écurie avec ses origines néo-zélandaises. L’organisation a d’ailleurs souligné dans sa communication officielle que ses racines restent fermement ancrées dans son histoire légendaire, tout en affichant une volonté constante de bousculer les conventions.
Un investissement massif et de nouveaux horizons pour le constructeur
Ce changement de marque accompagne une injection financière colossale dépassant le milliard de dollars néo-zélandais, portée par le principal actionnaire de McLaren Automotive, le fonds souverain de gouvernement d’Abou Dhabi L’IMAD. Cet apport conséquent vise à étendre les capacités de fabrication, d’ingénierie et d’exploitation du constructeur au Royaume-Uni.
L’enveloppe financière doit servir à accélérer le développement de nouveaux modèles, incluant un projet de SUV très attendu qui verra le jour d’ici 2030, malgré les réticences historiques de la marque à s’aventurer sur ce segment. Sur les pistes, l’écurie de Formule 1 aborde cette transition en position de force après avoir dominé le championnat des constructeurs, devançant largement ses rivaux au classement mondial, tandis que la marque s’apprête à étendre son engagement en endurance dès 2027.