Publié le 2024-02-29 14:52:00. Une étude internationale révèle un lien possible entre la consommation prolongée de mélatonine pour l’insomnie chronique et un risque accru d’insuffisance cardiaque, d’hospitalisations et de mortalité.
- Les patients souffrant d’insomnie chronique et utilisant de la mélatonine pendant au moins un an présentent un risque presque deux fois plus élevé de développer une insuffisance cardiaque sur cinq ans.
- Ces mêmes patients sont près de 3,5 fois plus susceptibles d’être hospitalisés pour insuffisance cardiaque que ceux qui n’utilisent pas de mélatonine.
- Le taux de mortalité, quelle qu’en soit la cause, est également significativement plus élevé chez les utilisateurs de mélatonine sur une période de cinq ans.
Des chercheurs ont analysé les données de plus de cinq ans issues du TriNetX Global Research Network, une vaste base de données internationale de dossiers médicaux électroniques. Leur étude s’est concentrée sur des adultes souffrant d’insomnie chronique qui avaient déclaré leur consommation de mélatonine pendant une période supérieure à un an. Ces patients ont été mis en comparaison avec un groupe témoin d’individus souffrant également d’insomnie, mais n’ayant pas de mention de consommation de mélatonine dans leurs dossiers.
Les résultats indiquent que 4,6 % des patients ayant utilisé de la mélatonine pendant au moins douze mois ont développé une insuffisance cardiaque sur cinq ans, contre 2,7 % dans le groupe témoin. L’étude révèle également que 19 % des utilisateurs de mélatonine ont été hospitalisés pour insuffisance cardiaque, comparativement à 6,6 % pour les non-utilisateurs. Enfin, le taux de mortalité toutes causes confondues s’élève à 7,8 % chez les utilisateurs de mélatonine, contre 4,3 % dans le groupe témoin, sur la même période de cinq ans.
Ces données soulignent l’importance d’une évaluation attentive des risques et des bénéfices de l’utilisation prolongée de mélatonine, en particulier chez les patients souffrant d’insomnie chronique. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats et déterminer les mécanismes sous-jacents à cette association.
