Publié le 2 octobre 2025 à 09h14. La primatologue et militante écologiste Jane Goodall, figure emblématique de l’étude des chimpanzés, est décédée à l’âge de 91 ans en Californie, laissant derrière elle un héritage scientifique et environnemental considérable.
- Jane Goodall, fondatrice du Jane Goodall Research Institute, s’est éteinte des suites de causes naturelles.
- Ses découvertes sur l’utilisation d’outils par les chimpanzés ont révolutionné la primatologie et notre compréhension du monde animal.
- Elle a consacré sa vie à la conservation des chimpanzés et à la sensibilisation à la protection de l’environnement, notamment à travers le programme Roots & Shoots.
Née à Londres en 1934, Jane Goodall a développé une passion pour les animaux dès son enfance, nourrie par des lectures telles que Tarzan et Le Docteur Dolittle. Son parcours atypique l’a menée, après un passage comme secrétaire, au Kenya en 1957, où elle a rencontré le paléontologue Louis Leakey. Ce dernier lui a confié une mission d’étude des chimpanzés dans la région de Gombe, en Tanzanie.
C’est à Gombe que Jane Goodall a réalisé des observations révolutionnaires. Contrairement aux idées reçues, elle a démontré que les chimpanzés sauvages étaient capables de fabriquer et d’utiliser des outils – une capacité jusque-là considérée comme exclusivement humaine. Ses méthodes d’observation patientes et immersives, privilégiant l’étude des animaux dans leur habitat naturel plutôt qu’en captivité, ont marqué une rupture dans le domaine de l’éthologie.
Elle a obtenu son doctorat en éthologie à l’Université de Cambridge, devenant ainsi une scientifique reconnue internationalement. Sa popularité auprès du grand public a été renforcée par ses apparitions dans des documentaires, notamment ceux de National Geographic, qui lui ont valu le surnom affectueux de « mère des chimpanzés ».
Consciente de la menace qui pesait sur l’habitat des chimpanzés, Jane Goodall a étendu son engagement à la protection de l’environnement. En 1977, elle a créé le Jane Goodall Institute, une organisation à but non lucratif dédiée à la recherche, à la conservation et à l’éducation. Elle a également lancé, en 1991, le programme Roots & Shoots, qui encourage les jeunes à s’impliquer dans des projets environnementaux et humanitaires. Ce programme est aujourd’hui présent dans plus de 100 pays et implique près de 100 000 participants.
Les communautés autochtones ont témoigné de leur respect à Jane Goodall en lui attribuant le nom de « Sœur de la Terre Mère », selon la BBC.
Malgré son âge avancé, Jane Goodall a continué à voyager à travers le monde, effectuant en moyenne 300 jours de déplacement par an pour sensibiliser les populations locales et les autorités à la nécessité de protéger la nature. Elle a toujours exprimé son optimisme quant à la possibilité de réparer les dommages causés à la planète.
« Il y a de l’espoir. C’est entre nos mains. Efforçons-nous de laisser les empreintes écologiques les plus légères possibles. »
Jane Goodall
Lors d’une interview en 2001, elle a déclaré :
« Je veux juste changer l’attitude des gens envers les animaux, et je veux juste changer un peu le monde. »
Jane Goodall
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