Meta, la société mère de Facebook, est accusée d’avoir étouffé une étude interne révélant des effets psychologiques néfastes de ses plateformes sur les utilisateurs. L’enquête, menée en 2020, suggère qu’une semaine de déconnexion de Facebook pouvait réduire les sentiments de dépression, d’anxiété et de solitude.
Selon des documents judiciaires rendus publics vendredi aux États-Unis, le projet de recherche, baptisé « Project Mercury », a mis en évidence une diminution de la pression liée à la comparaison sociale chez les participants s’étant abstenus d’utiliser Facebook pendant sept jours. Pourtant, Meta aurait choisi de ne pas publier ces résultats et a mis fin au projet.
Un porte-parole de Meta a réfuté ces allégations samedi, affirmant que l’étude avait été interrompue en raison de « déficiences méthodologiques ». Il a également souligné l’efficacité des mesures de sécurité en place.
Ces révélations interviennent dans le cadre d’un procès intenté par plusieurs districts scolaires américains contre Meta, Google, TikTok et Snapchat. Les plaignants accusent Meta d’avoir délibérément privilégié la croissance du nombre d’utilisateurs au détriment de la sécurité des jeunes. Ils affirment que les fonctions de protection ont été intentionnellement affaiblies et que les efforts pour lutter contre les prédateurs sexuels en ligne ont été entravés. Un compte aurait ainsi été maintenu actif malgré 17 signalements avérés de tentatives d’initiation sexuelle.
Par ailleurs, le PDG de Meta, Mark Zuckerberg, a déclaré que la sécurité des enfants n’était pas sa priorité principale, son attention étant davantage concentrée sur le développement du métavers. Le porte-parole de Meta a qualifié les accusations de « citations sorties de leur contexte et d’opinions fondées sur des informations erronées ».
Une audience sur cette affaire est prévue le 26 janvier devant le tribunal de district de Californie du Nord.
