Publié le 28 septembre 2025 à 10h37. Meta, la société mère de Facebook, investit massivement dans le développement de logiciels pour des robots humanoïdes, une stratégie qui vise à établir une norme industrielle plutôt que de fabriquer elle-même du matériel.
- Meta prévoit d’allouer des milliards de dollars (entre 60 et 65 milliards de dollars américains) à l’intelligence artificielle en 2025, une partie significative étant dédiée à la robotique.
- L’entreprise développe un « modèle mondial » de simulation pour permettre aux robots d’interagir de manière réaliste avec leur environnement.
- Bien que concurrencée par des acteurs comme Tesla et Apple, Meta se positionne comme un fournisseur de logiciels, espérant ainsi collaborer avec divers fabricants de robots.
Meta, la multinationale technologique dirigée par Mark Zuckerberg, prend un nouveau virage stratégique en misant sur la robotique humanoïde. Contrairement à d’autres entreprises qui cherchent à maîtriser l’ensemble de la chaîne de production, de la conception à la fabrication, Meta ambitionne de créer une plateforme logicielle ouverte, comparable à Android pour les smartphones. Cette approche permettrait aux constructeurs de robots de se concentrer sur le matériel, tandis que Meta fournirait l’intelligence artificielle nécessaire à leur fonctionnement.
Selon Andrew Bosworth, directeur de la technologie de Meta, le principal défi ne réside pas dans la construction des machines elles-mêmes, mais dans le développement du code qui leur permettra d’agir de manière autonome dans le monde réel. L’entreprise a déjà commencé à développer un prototype, baptisé Metabot, mais l’objectif principal est de licencier le logiciel qui l’alimente.
Ce logiciel repose sur un « modèle mondial » sophistiqué, capable de simuler le comportement des objets et leurs interactions. Cela permettrait à un robot d’effectuer des tâches complexes, comme saisir un verre d’eau sans le renverser, avec une précision accrue. Le développement de cette technologie est mené au sein de la division réalité de Meta, avec le soutien des nouveaux laboratoires de superintelligence de l’entreprise. Meta a également recruté une centaine d’ingénieurs spécialisés dans la robotique pour mener à bien ce projet.
L’annonce de cette nouvelle orientation stratégique n’a pas eu d’impact positif immédiat sur le cours de l’action Meta, qui a chuté de 0,69 % lors des transactions de vendredi, clôturant à 743,75 dollars américains.
La concurrence dans le domaine de la robotique s’intensifie. Tesla (TSLA) a récemment présenté son robot Optimus lors de démonstrations publiques, tandis qu’Apple (AAPL) prévoit de lancer ses propres appareils d’ici 2027. Alphabet (GOOGL) et (GOOG), via sa division DeepMind, explorent également de nouveaux outils d’IA pour la robotique. La stratégie de Meta, en se concentrant sur la couche logicielle, pourrait lui permettre de se différencier et de nouer des partenariats avec d’autres entreprises, même si elles parviennent à prendre l’avantage dans la fabrication du matériel.
Meta a déjà commencé à tester ses robots dans des environnements réels. En septembre, l’entreprise a reçu un modèle Circus SE en Allemagne pour une utilisation dans son bureau de Munich. Les premières applications visent des tâches simples, telles que le nettoyage et le pliage du linge.
Les experts du secteur estiment que cette approche axée sur le logiciel pourrait offrir à Meta un moyen de générer des revenus stables dans le domaine de la robotique. En évitant les coûts liés à la fabrication, l’entreprise pourrait tirer profit de sa plateforme si elle devient la norme pour de nombreuses machines différentes.
Selon les analystes financiers, l’action Meta reste un investissement prometteur. L’objectif moyen du cours de l’action est de 873,88 dollars américains, ce qui représente une augmentation de 17,50 % par rapport au prix actuel.

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