Home Des sportsMilan marque toujours dès le premier tir : comment est-ce possible ?

Milan marque toujours dès le premier tir : comment est-ce possible ?

by Camille Renault

Publié le 8 janvier 2026 16h36. Malgré une première mi-temps laborieuse, l’AC Milan a décroché une victoire 1-0 à Cagliari grâce à un but de Leão, confirmant ainsi une statistique étonnante : les Rossoneri marquent souvent sur leur première frappe cadrée. Cette performance soulève des questions sur leur efficacité offensive et leur approche tactique.

  • L’AC Milan a battu Cagliari 1-0 grâce à un but de Rafael Leão en seconde période.
  • L’équipe milanaise est confrontée à de nombreuses blessures en attaque, obligeant l’entraîneur Allegri à des choix tactiques inhabituels.
  • Les statistiques révèlent une surperformance offensive de Milan, marquant 0,51 but de plus par 90 minutes que la moyenne de la Serie A, et une efficacité remarquable sur leurs premières occasions.

Le match d’ouverture de l’année 2026 en Serie A a vu l’AC Milan s’imposer sur le terrain de Cagliari, mais la victoire n’a pas été de main de maître. Les Rossoneri, privés de plusieurs joueurs clés en attaque, ont eu du mal à percer la défense sarde durant la première mi-temps, qui s’est soldée par un score nul et vierge. L’entraîneur Stefano Pioli a dû composer avec l’absence de Nkunku et Pulisic, auteurs d’un triplé face à Vérone quelques jours auparavant, et a aligné un duo offensif remanié composé de Leão et Loftus-Cheek.

La seconde période a vu un changement de tactique de la part d’Allegri, notamment suite à la sortie de Bartesaghi. L’équipe a adopté un schéma en 4-4-2, avec Estupiñán et Tomori en tant que latéraux, et a concentré ses efforts sur le côté droit du terrain. Cette nouvelle approche a rapidement porté ses fruits. À la 49e minute, Saelemaekers a manqué de peu une tête sur un centre venu du milieu de terrain, avant que Leão ne trouve le chemin des filets quelques secondes plus tard, sur une combinaison impliquant Saelemaekers, Fofana et Rabiot.

Ce but a scellé le sort du match, qui s’est terminé sur le score de 0-1. Une victoire qui, selon certains observateurs, reflète la philosophie pragmatique d’Allegri, qui privilégie avant tout la solidité défensive et la gestion du résultat.

Après le match, les réactions habituelles ont fusé, avec les habituels mèmes sur l’entraîneur milanais et son approche conservatrice. Mais une statistique particulière a également attiré l’attention : c’est la douzième fois cette saison que Milan marque sur son premier tir au but. Un cynisme évident, mais aussi une part de chance, selon les analystes.

Pour tenter d’expliquer ce phénomène, des données provenant de StatsBomb Hudl ont été analysées. Milan est la deuxième attaque la plus prolifique du championnat avec 28 buts (1,65 buts par 90 minutes), marquant 0,51 but de plus par 90 minutes que la moyenne de la Serie A. L’équipe crée également de nombreuses occasions, avec un ratio de 1,47 buts marqués pour 1,25 occasions attendues (xG). Cela indique une surperformance de 0,22 but par match par rapport à ce qui aurait dû être créé.

L’équipe excelle particulièrement dans la création d’occasions nettes de but, c’est-à-dire des tirs où seul le gardien de but se trouve entre l’attaquant et le but. Milan est en tête du classement dans ce domaine, concédant seulement 1,06 occasion nette par match, tout en créant 2,12 occasions nettes pour 90 minutes, le deuxième meilleur chiffre de Serie A. Ces chiffres témoignent d’un bon début de saison pour les Milanais.

Cependant, Milan ne tire pas beaucoup au but (huitième de Serie A), mais lorsqu’elle le fait, la qualité des tirs est élevée. Avec un xG par tir parmi les quatre meilleurs du championnat, l’équipe démontre une efficacité offensive notable. La qualité des joueurs offensifs, tels que Modric, Pulisic, Saelemaekers et Leão, contribue également à cette performance.

Un autre facteur important est l’approche défensive de Milan, qui ne pratique pas de pressing intense. Avec un PPDA (passes autorisées à l’adversaire avant de récupérer le ballon) parmi les plus bas de la Serie A, l’équipe préfère un bloc moyen-bas pour protéger sa défense et favoriser les contre-attaques. Cette stratégie permet aux attaquants de rester frais et lucides dans leurs exécutions.

Enfin, la créativité et la fluidité du jeu milanais, notamment grâce aux combinaisons rapides et aux triangulations, contribuent à la création d’occasions de but. Emanuele Mongiardo avait déjà souligné cet aspect dans une analyse récente.

La pérennité de cette efficacité dépendra de la capacité de Milan à maintenir ce niveau de performance malgré les nombreuses blessures qui ont affecté son effectif. L’arrivée de Füllkrug en janvier pourrait apporter une solution offensive supplémentaire, mais son intégration reste un point d’interrogation.

En conclusion, les ambitions de Milan pour le Scudetto dépendent de sa capacité à continuer à être dangereux dans la surface adverse et à exploiter au maximum ses occasions, tout en maintenant une solidité défensive et une approche tactique pragmatique.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.