Home MondeMilei a reçu un représentant de l’anti-chavisme et ils ont parlé du rôle de Delcy Rodríguez

Milei a reçu un représentant de l’anti-chavisme et ils ont parlé du rôle de Delcy Rodríguez

by Clara Dubois

Publié le 8 janvier 2026 à 17h04. Le président argentin Javier Milei a reçu ce jeudi à Buenos Aires des figures clés de l’opposition vénézuélienne, réaffirmant son soutien à une transition démocratique dans le pays, tout en naviguant dans les complexités de la position américaine sur la crise.

  • Javier Milei a rencontré successivement Isabel Díaz Ayuso, présidente de la Communauté de Madrid, et Elisa Trotta, figure de l’opposition vénézuélienne.
  • Elisa Trotta a exprimé sa satisfaction face à la situation au Venezuela et a souligné l’importance de la surveillance américaine et argentine.
  • La détention du gendarme argentin Nahuel Gallo au Venezuela reste une préoccupation majeure pour Buenos Aires.

La Casa Rosada a été le théâtre de rencontres diplomatiques cruciales ce jeudi, centrées sur la situation politique au Venezuela. Le président Javier Milei a d’abord accueilli Isabel Díaz Ayuso, présidente de la Communauté de Madrid, pour une discussion sur la crise vénézuélienne. Ensuite, c’est Elisa Trotta, représentante de l’opposition vénézuélienne et secrétaire générale du Forum argentin pour la défense de la démocratie (FADD), qui a été reçue par le chef de l’État argentin.

Lors de sa rencontre avec Milei, Trotta a exprimé sa « joie » face aux développements récents au Venezuela, notamment la capture de Maduro par les forces de l’ordre. Elle a également abordé le rôle de Delcy Rodríguez, actuelle figure dominante au Venezuela, et la position des États-Unis, qui ont semblé écarter María Corina Machado de la course au pouvoir.

« C’est une réalité que nous devons accepter, que nous devons comprendre, avec le regret qu’elle puisse nous amener à voir un prisonnier aux commandes en ce moment, mais avec la tranquillité d’esprit que précisément les États-Unis et leurs partenaires démocratiques, comme le gouvernement argentin, surveillent et protègent ce qui se passe réellement au Venezuela. »

Elisa Trotta, secrétaire générale du FADD

La position américaine, notamment les déclarations de Donald Trump, a créé un certain malaise à Buenos Aires. Initialement, l’Argentine avait affiché son soutien à Edmundo González Urrutia, mais après les propos de Trump, le gouvernement argentin a adopté une approche plus prudente, s’alignant sur la ligne américaine. Trotta a participé à des événements commémoratifs de l’expulsion de Maduro, notamment à l’Obélisque, en compagnie de Patricia Bullrich, sénatrice et ancienne ministre de la Sécurité, avec qui elle entretient des relations étroites.

Selon Trotta, les discussions avec Milei et le ministre des Affaires étrangères, Pablo Quirno, ont mis en évidence « l’importance » du processus en cours au Venezuela, afin d’établir une démocratie et une liberté durables dans le pays. Elle a souligné la complexité de la situation, insistant sur le démantèlement d’un État décrit comme « tyrannique, criminel et narcoterroriste ».

« Nous vivons une époque très complexe. Il ne s’agit pas d’une simple transition vers la démocratie. Il s’agit du démantèlement d’un État tyrannique, criminel et narcoterroriste, qui tient en haleine l’État vénézuélien et une grande partie de la région depuis de nombreuses années. »

Elisa Trotta, secrétaire générale du FADD

La situation de Nahuel Gallo, un gendarme argentin détenu illégalement au Venezuela depuis décembre 2024, a également été abordée. Trotta a exprimé l’espoir que le gouvernement argentin fasse tout son possible pour obtenir sa libération, et a souligné qu’il n’est pas encore confirmé si son nom figurera parmi les premiers prisonniers politiques à être libérés, suite à l’annonce faite par Jorge Rodríguez, président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, concernant la libération d’un « nombre important » de détenus, y compris des citoyens étrangers.

Trotta a évité de commenter si Milei avait communiqué directement avec María Corina Machado, après les déclarations de Trump remettant en question son rôle dans la transition démocratique. Elle a cependant réaffirmé que Machado est la leader incontestée de l’opposition vénézuélienne et a exprimé sa confiance dans la poursuite du processus de transition, en collaboration avec les États-Unis.

Milei, quant à lui, cherche à se positionner comme un leader régional pour un bloc de pays partageant des valeurs libérales économiques et politiques de droite, dès la fin de l’année 2025.

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