Publié le 16 décembre 2025. Une enquête menée sur treize mini-panettones et pandoros, des friandises de Noël destinées aux enfants, révèle des inquiétudes concernant la présence de certaines substances potentiellement nocives pour leur santé, malgré l’absence de mycotoxines dangereuses.
- Les analyses ont révélé des traces d’énniatine, une substance surveillée par les autorités sanitaires européennes, et de zéaralénone, une mycotoxine aux effets potentiellement perturbateurs sur le système endocrinien.
- La présence de mono et diglycérides d’acides gras (E471), des émulsifiants, dans tous les produits testés suscite des préoccupations quant à leur impact sur le microbiote intestinal des enfants.
- Le panettone au chocolat de la marque Carrefour et le panettone aux pépites de chocolat Bauli ont été classés parmi les produits les moins recommandables.
Les laboratoires FoodLab de l’Université Federico II de Naples ont analysé 13 paquets de mini-panettones et pandoros, ces petites douceurs de Noël que l’on retrouve souvent dans les supermarchés, parfois présentées dans des emballages attrayants pour les enfants, ornés de personnages de dessins animés ou de logos d’équipes de football.
Les produits testés étaient les suivants : Balocco panettone, Balocco pandoro, Malles pandoro, Malles panettone, Panettone Bauli aux pépites de chocolat (noté « médiocre »), Panettone Carrefour (noté « médiocre »), Coop Happy Orange, Trappe panettone, Dolce & Toys pandorino, Panettone Milan Cortina, Panettone des happy hours, Trésors de l’Arche pandorino et Trésors de l’Arche panettone.
L’objectif de ces analyses était de vérifier la présence de 17 mycotoxines différentes et d’évaluer la qualité des ingrédients utilisés.
Sur le plan de la sécurité microbiologique, les résultats sont globalement rassurants. Aucune trace de déoxynivalénol (DON), une mycotoxine fréquemment présente dans le blé, ni d’aflatoxines cancérigènes n’a été détectée. La toxine T-2, particulièrement agressive pour l’organisme, était également absente de tous les échantillons.
Cependant, des traces d’énniatine, une substance actuellement sous observation par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), ont été relevées. L’EFSA n’a pas encore fixé de limites spécifiques pour cette substance en raison d’un manque de données suffisantes sur sa toxicité.
La zéaralénone, une mycotoxine aux effets potentiellement perturbateurs sur le système endocrinien, a été identifiée dans cinq produits sur treize, mais toujours en quantités inférieures au seuil fixé pour les enfants (20 mcg/kg).
Les préoccupations les plus importantes concernent la composition des produits. Tous les 13 panettoncini et pandorini contiennent des mono et diglycérides d’acides gras (E471), des émulsifiants qui, selon des recherches récentes, pourraient nuire au microbiote intestinal des enfants. Une étude menée à Paris en 2024 a également suggéré un lien entre ces additifs et un risque accru de développement de tumeurs.
Plusieurs panettones contiennent du sirop de glucose-fructose, particulièrement risqué sous forme liquide car il peut surcharger le foie et favoriser l’obésité infantile, contrairement au fructose naturellement présent dans les fruits.
Certains desserts utilisent des œufs, du lait et du beurre en poudre réhydraté au lieu de produits frais, ce qui diminue leur qualité nutritionnelle et leur saveur.
Les deux produits les moins bien notés sont le Panettone au chocolat Carrefour, qui se distingue par la présence de 7 colorants différents – un nombre jugé excessif pour un produit destiné aux enfants – et le panettone aux pépites de chocolat Bauli, classé « médiocre ». Parmi les pandoros, Dolce & Toys a obtenu le score le plus faible, mais reste classé dans la catégorie « moyen ».
Pour consulter le classement complet des produits et obtenir des informations plus détaillées sur les analyses, vous pouvez consulter le site Salvagente.
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