Publié le 18 novembre 2025 à 02h28. L’ancienne Première ministre bangladaise Sheikh Hasina, condamnée à mort pour crimes contre l’humanité, vit en exil à New Delhi tandis que son gouvernement intérimaire réclame son extradition à l’Inde.
- Sheikh Hasina et l’ancien ministre de l’Intérieur Asaduzzaman Khan Kamal ont été condamnés à mort par un tribunal bangladais.
- Le gouvernement intérimaire du Bangladesh, dirigé par Muhammad Yunus, a demandé à l’Inde de les extrader.
- Hasina réfute les accusations, dénonçant un procès politiquement motivé.
L’ancien Premier ministre bangladais Sheikh Hasina a été condamnée à mort par le Tribunal international pour les crimes du Bangladesh (ICT-BD) pour son rôle présumé dans une répression meurtrière contre des manifestations étudiantes l’année dernière. La sentence a été prononcée en même temps que celle de son ancien ministre de l’Intérieur, Asaduzzaman Khan Kamal, et de l’ancien chef de la police, Chowdhury Abdullah Al-Mamun, selon des informations de la BBC.
Selon les estimations des Nations Unies, jusqu’à 1 400 personnes auraient péri lors de ces manifestations étudiantes, la majorité des décès étant attribués à des tirs des forces de sécurité. Hasina, qui a fui le Bangladesh en août 2024, vit actuellement en exil à New Delhi.
L’ICT-BD a reconnu Sheikh Hasina coupable de crimes contre l’humanité. En réponse, l’ancienne dirigeante a fermement nié les accusations, qualifiant le procès de « mascarade politique ».
« Les verdicts prononcés contre moi ont été rendus par un tribunal truqué, établi et présidé par un gouvernement non élu et sans mandat démocratique… Je n’ai eu aucune chance équitable de me défendre devant le tribunal. »
Sheikh Hasina
Elle a ajouté :
« Je n’ai pas peur de confronter mes accusateurs devant un tribunal approprié où les preuves peuvent être évaluées et testées équitablement. »
Sheikh Hasina
Le gouvernement intérimaire du Bangladesh, dirigé par le conseiller en chef Muhammad Yunus, a officiellement demandé au gouvernement indien de remettre Sheikh Hasina et Asaduzzaman Khan Kamal en vertu du traité d’extradition existant entre New Delhi et Dhaka, selon l’agence Reuters.
Cette affaire intervient dans un contexte politique tendu au Bangladesh, où les accusations de répression et de procès politiquement motivés sont fréquentes. L’issue de la demande d’extradition et les suites judiciaires de cette condamnation restent à déterminer.