Home Des sportsMitchell Starc exhorte la CPI à prendre des mesures contre Snicko alors que la confiance dans le système diminue | Cendres 2025-26

Mitchell Starc exhorte la CPI à prendre des mesures contre Snicko alors que la confiance dans le système diminue | Cendres 2025-26

by Camille Renault

Adélaïde, 22 décembre 2025 – La fiabilité du système d’arbitrage vidéo (DRS) est remise en question lors des Ashes, après plusieurs décisions controversées qui ont frustré les joueurs des deux équipes et soulevé des doutes sur l’équité de la compétition. Le lanceur australien Mitchell Starc appelle l’ICC à intervenir et à standardiser les technologies utilisées.

  • Mitchell Starc réclame une intervention de l’ICC pour financer un ensemble standard de technologies d’arbitrage.
  • L’équipe d’Angleterre a officiellement protesté après une erreur de Snicko qui a conduit à l’élimination d’Alex Carey.
  • Le coût des technologies d’arbitrage, et le choix de celles utilisées, dépendent des diffuseurs et des accords commerciaux.

La controverse a éclaté lors du test d’Adélaïde, où une décision litigieuse impliquant Alex Carey, attribuée à un mauvais calibrage du système Snicko, a particulièrement irrité l’équipe anglaise. L’entraîneur Brendon McCullum a d’ailleurs déposé une plainte formelle suite à cet incident.

Les contestations se sont poursuivies le lendemain, avec deux autres décisions contestables concernant Jamie Smith, alimentant le mécontentement général. Mitchell Starc, visiblement exaspéré, a même été entendu demandant au micro de souche que Snicko soit « limogé ».

Après le match, le lanceur gauche a exprimé sa compréhension face à la frustration des supporters, des officiels et des diffuseurs.

« Les officiels l’utilisent, n’est-ce pas, alors pourquoi la CPI (ICC) ne paie-t-elle pas pour cela ? »

Mitchell Starc, lanceur australien

Il a également souligné l’incohérence actuelle :

« Et pourquoi n’y en a-t-il pas une pour tous ? Pourquoi n’utilisons-nous pas la même technologie dans toutes les différentes séries ? Cela va peut-être créer moins de confusion ou moins de frustration. »

Mitchell Starc, lanceur australien

Le système de révision des décisions (DRS), utilisé par les arbitres, est actuellement déterminé par des considérations financières et la disponibilité des fournisseurs de technologie, ainsi que par les préférences des diffuseurs hôtes qui assument les coûts. Deux principaux fournisseurs se disputent le marché de la détection de contours audio : BBG et Hawk-Eye (avec UltraEdge). BBG fournit la technologie utilisée pour la série Ashes actuelle et a présenté ses excuses suite à l’erreur ayant conduit à la décision concernant Carey.

Le système Hot Spot, qui utilise des caméras infrarouges pour détecter les légères variations de température causées par le contact entre la balle et la batte, n’est pas disponible pour les arbitres lors de cette série Ashes. Les diffuseurs ont choisi de ne pas financer son coût journalier, estimé à 10 000 $ (environ 9 300 €). Channel Seven et Fox Sports détiennent conjointement les droits de diffusion de la série dans le cadre d’un accord de 1,5 milliard de dollars sur sept ans.

Le capitaine australien, Pat Cummins, a confirmé après le test d’Adélaïde que les joueurs manquaient de confiance dans le système local, le jugeant parfois « incohérent ».

« Il y a toujours quelques murmures, vous espérez que cela correspond si vous êtes l’équipe de bowling. Parfois, vous vous assurez simplement que tout va bien si vous frappez, même si vous avez l’impression de ne pas l’avoir frappé. »

Pat Cummins, capitaine australien

Cette situation met en lumière les enjeux financiers et technologiques qui sous-tendent l’arbitrage dans le cricket de haut niveau, et soulève des questions sur l’équité et la transparence du processus décisionnel.

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